Jacob Cohen à AlgérieTouteHeure :On avait manipulé des Kabyles pour collaborer avec les sionistes

8163

Jacob Cohen est un journaliste et auteur français, connu pour être un ennemi des sayanims et sionistes. Une position qui lui a valu d’être poursuivi par une justice française aux ordres du CRIF qui ne cesse de museler l’auteur dont les ouvrages mettent à nu les pratiques inhumaines de l’entité sioniste qui bénéficie du mutisme de la communauté internationale, au sujet du génocide du peuple palestinien. AlgérieTouteHeure s’est rapprochée de l’auteur du livre « Printemps des sayanim » pour connaître ses positions sur le Hirak en Algérie, l’oligarchie algérienne et ses liens avec les officiels français et enfin les liens étroits entre le MAK et l’entité sioniste.

AlgérieTouteHeure : Des manifestations pacifiques sont organisées chaque vendredi et mardi, pour en finir avec la bande ayant pillé les richesses du pays, et qui bénéficiait du soutien indéfectible de la France, qu’en dites-vous?

Jacob Cohen :C’est une expression populaire courageuse et déterminée qu’il faut saluer et qui ne se laisse ni intimider ni tromper par des mesures qui ressemblent plus à des règlements de comptes entre clans rivaux qu’à la volonté d’établir les bases d’une vraie démocratie et d’un Etat de droit conséquent.
Cependant il semble que la volonté populaire seule , le régime ayant fait le vide autour de lui, n’est pas en mesure d’ébranler le pouvoir établi. En Algérie s’est constituée depuis l’indépendance et s’est renforcée depuis la guerre civile une oligarchie qui contrôle tous les rouages de l’Etat, accumulant des privilèges considérables et des fiefs économiques inexpugnables. Or cette oligarchie résistera par tous les moyens et elle en a énormément à l’instauration d’une démocratie réelle qui la dépossédera et même la jugera. De plus, cette oligarchie bénéficie d’un soutien inconditionnel bien qu’hypocrite de la Communauté internationale et en particulier de la France qui ne pensent qu’à la « stabilité » de leurs relations économiques et financières. De manière réaliste je dirais hélas que le peuple ne ferait pas le poids d’autant que les vrais maîtres du pays n’hésitent plus à montrer leur détermination répressive.

ATH :Certains activistes à la solde des ONG occidentales et sionistes tentent de récupérer le Hirak pour mettre en œuvre des agendas des pays impérialistes, pouvez-vous nous dire plus sur le sujet?

Jacob Cohen :L’Algérie n’échappera pas, à la manière des autres pays arabes où ont eu lieu des révolutions populaires, à l’intervention de forces étrangères occultes qui ont leur propre agenda et leurs intérêts. L’Algérie est un pays immense occupant une position stratégique, riche en matières premières, et donc suscite les convoitises. Bien des pays ne lui pardonnent pas son non-alignement historique et sa prétention à ne pas se soumettre à la vague impérialo-sioniste. Les forces étrangères hostiles peuvent jouer et le font en tout cas en ce qui concerne les mouvements kabyles sur les tensions ethniques, régionales, économiques, etc. et sur l’immensité d’un territoire difficile à surveiller face à des mouvements « terroristes » incontrôlés comme on a vu en Syrie, en Irak, en Libye, etc.

ATH : Certains ONG algériennes et activistes algériens sont formés ,et financés par des organisations comme Freedom House, NDI et la fondation Soros, sont largement médiatisés par la mainstream, au moment où d’autres ONG et activistes des causes justes, comme celle des palestiniens et yéménites, sont boycottés, qu’en dites vous?

J.C :Lorsqu’il ne peut pas intervenir ouvertement avec toute sa puissance comme en Irak ou en Libye, l’impérialisme avance masqué sous couvert d’ONG qui défendent les droits de l’homme, l’autonomie culturelle et linguistique, la défense de la démocratie, etc. Ces ONG sont financées et contrôlées par la CIA ou des milliardaires comme Soros. Elles ont une très grande marge de manœuvre et bénéficient d’une grande couverture médiatique. Alors que les ONG comme le BDS ou celles qui défendent la population yéménite sont entravées. Les ONG font partie désormais des politiques étatiques. On peut regretter que des nationaux patriotes se laissent abuser par les « idéaux » que ces ONG véhiculent alors qu’elles jouent contre leur propre pays.

ATH : Certaines sources confirment l’existence de liens entre le président français Emmanuel Macron et certains oligarques algériens, ayant financé sa campagne, qu’en pensez-vous?

J.C :Pas seulement Macron. Sarkozy a été financé par Kadhafi. Ali Bongo a financé les grands partis politiques français. Le peuple algérien a tout intérêt à se méfier autant des dirigeants français que de ses oligarques corrompus.

ATH : Les sayanims en France, ainsi que l’entité sioniste entretiennent des relations étroites avec le mouvement séparatiste algérien le MAK, vous avez déjà évoqué le sujet dans une de vos vidéos?
J.C :Tout à fait. J’avais même assisté à une réunion du Bnai Brit à Paris, la franc-maçonnerie juive internationale, c’était vers 2005, dans laquelle on avait manipulé des Kabyles pour collaborer avec les sionistes.
Dans cette vidéo je relate cet épisode.

https://www.facebook.com/watch/?v=335219543856893
Entretien réalisé par M.Mehdi