9ème anniversaire de la mort d’Abdelmalek Ouasti : Hommage au Moudjahed et journaliste qui aime le champ d’honneur

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Le champ d’honneur, n’a jamais été un vain mot, pour le moudjahid et journaliste Abdelmalek Ouasti , à qui on lui rend un vibrant hommage à l’occasion du 9ème anniversaire de sa mort coïncidant avec le 20 novembre 2009. Le défunt rejoindra les rangs de l’ALN à la fleur d’âge, plus précisément à l’âge de 16ans, emporté par son amour pour l’Algérie et la défense des valeurs ancestrales que le colon s’attelait à anéantir. Pour le défunt Abdelmalek Ouasti, au même titre que ses compagnons, la mort fait partie du quotidien. « Chacun de nous sait trop bien qu’il est là pour cela. L’idée de mourir ne l’effleure guère, car elle est si naturelle que l’esprit ne s’y attarde pas. Mourir pour la patrie certes est un devoir sacré, mais, il y a la manière. La façon de tomber au champ d’honneur » écrivait-t-il dans son ouvrage référence « Le démineur » publié en 1983. « Le démineur » une œuvre biographique, restera un témoignage vivant du combat d’Abdelmalek Ouasti, dans une zone interdite, ou rares sont les personnes qui sortent vivantes de cet enfer imposé par le colonisateur à la population algérienne opprimée. En ce mois de novembre, mois du déclenchement de la plus grande révolution de l’histoire, il est indispensable et juste de revenir sur le calvaire vécu par nos glorieux martyrs et valeureux moudjahidine, et leur combat au niveau des lignes installées par le colonisateur au niveau des frontières. Dans son livre « Le démineur », Abdelmalek Ouasti décrit la mission de sa section au niveau des frontières Ouest du pays, destinée à s’attaquer aux barrages électrifiés, voire faire des percées en vue d’acheminer des approvisionnements de denrées alimentaires, de médicaments et des armes. Pour en revenir à la personne du défunt, il faut bien reconnaitre qu’Abdelmalek Ouasti a été modeste exemplaire, intègre, loyal, désintéressé.
Ses qualités tant professionnelles qu’humaines resteront gravées dans la mémoire de ses compagnons d’armes et aussi au sein de de la corporation journalistique
Concernant sa carrière journalistique, il convient bien de rappeler qu’il avait entamé sa carrière d’abord à El Djomhouria (ex-La République) puis à l’agence Algérie presse service (APS), avant de créer ses propres journaux à savoir le Patriote, le commerçant au début de la décennie noire, et enfin El Watani. Abdelmalek Ouasti a également contribué au lancement de journaux locaux comme l’Echo d’Oran ou le Journal de l’Ouest, à l’émergence de dizaines de journalistes qui font aujourd’hui les beaux jours des titres nationaux et même étrangers.
Plus qu’un homme de plume, Abdelmalek Ouasti se distinguait surtout par son dynamisme militant et mobilisateur, ayant soutenu par ses écrits le droit à l’autodétermination des mouvements de libération dans le monde.
Sa passion pour le reportage l’avait également amené à effectuer plusieurs missions dans des zones de conflit, tels l’Afghanistan et l’Irak.
Après sa retraite, Abdelmalek Ouasti avait choisi de mettre son expérience à la disposition des jeunes qui avaient opté pour cette vocation dès les années 1990.
Infatigable, il contribuait aux côtés de ses jeunes collègues avec des chroniques quotidiennes qui mettaient en relief notamment son amour pour le pays et son rejet de tout ce qui allait à l’encontre des valeurs patriotiques. Il avait créé son propre journal régional auquel il a donné le logo Le Patriote pour réaffirmer son attachement indéfectible au processus d’édification de l’Etat de droit.

Nommé chef du bureau d’Oran de l’APS, avant de diriger ensuite celui de Paris. Porté sur le reportage, il sera aux côtés des mouvements de libération africaine qu’il avait côtoyé durant sa carrière. Crapahuteur, volontaire, il sera sur tous les fronts de la lutte des mouvements de libération, et particulièrement au Sahara Occidental au début des années 1980. Dans la foulée de cette époque des luttes des peuples pour leur indépendance, qu’il a traversée à la force de sa plume en militant pour la libération de l’Angola ou le Mozambique. Aujourd’hui, au moment où le 9ème anniversaire de sa mort coïncide avec la célébration de la fête du Mawlid Ennabaoui Echarif ; il est du devoir de celles et ceux qui l’ont connu, de lui rendre un vibrant hommage, d’apprendre de son combat et œuvre et de prier en conclusion Dieu le tout Puissant de l’accueillir dans son Vaste Paradis

M.Mehdi