Abderrahmane Benkhalfa : Nécessité de veiller au contrôle des transferts de fonds

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Dans une déclaration accordée à la radio algérienne, l’ancien ministre des Finances et expert financier Abderrahmane Benkhelfa a insisté sur la nécessité du renforcement des contrôles des opérations de transfert des fonds vers l’étranger par les banques algériennes. L’ancien ministre des Finances préconise même le recours à un état de siège au niveau des organismes financiers et bancaires du pays pour déjouer les opérations frauduleuses de transfert des devises, compte tenu de la conjoncture du pays.
Pour ce qui est de la création d’un comité de veille et de suivi, chargé de suivre l’évolution des transferts en devises vers l’étranger, l’ancien premier argentier du pays, indique que la mission de ce comité est de veiller seulement à la préservation des réserves de change du pays estimées à 80 milliards de dollars. Abderrahmane Benkhalfa plaide pour la neutralisation des individus impliqués dans les affaires de corruption, au même titre que la nécessité de revoir les dossiers d’importation et des marchés publics.

Mise en place d’un comité de veille et de suivi des transferts en devises vers l’étranger

Un comité de veille et de suivi, chargé de suivre l’évolution des transferts en devises vers l’étranger a été mis en place dans le souci de renforcer la vigilance en matière de transactions financières avec le reste du monde, a annoncé samedi le ministère des Finances dans un communiqué.
Ce comité est composé de hauts fonctionnaires du ministère des Finances, de représentants de la Banque d’Algérie (BA) et de représentants de la Communauté bancaire (ABEF), précise la même source.
Le comité a pour mission de « s’assurer que les opérations de transferts en devises par les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, sont exécutées dans le strict respect de la réglementation des changes édictée par la Banque d’Algérie », souligne le ministère.
Ces opérations sont classées en trois catégories, rappelle-t-il.
La première concerne le règlement des opérations d’importation de biens et services, conformément à la législation et à la règlementation régissant le commerce extérieur et des changes en vigueur.
La seconde catégorie concerne, poursuit la même source, les transferts dans le cadre d’investissements à l’étranger effectués par un opérateur résident en Algérie.
Celles-ci ne peuvent être effectuées qu’après autorisation du Conseil de la monnaie et du crédit (CMC).
Quant à la troisième catégorie, elle porte sur les transferts des dividendes liés à des investissements directs en Algérie. Ces transferts sont exécutés conformément aux dispositions légales et réglementaires, sur la base d’un dossier constitué dans le strict respect de la règlementation des changes, régissant ce volet.
Par ailleurs, s’agissant de transferts de cash, relatifs à des exportations physiques de billets de banques, celles-ci sont encadrées rigoureusement par la règlementation en vigueur. Ils font l’objet d’un contrôle strict au niveau des postes frontaliers par les services compétents, précise encore le communiqué du ministère.