Alger-Berne : Glacial

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Des sources diplomatiques révèlent que les relations entre l’Algérie et la Suisse ; connaissent une période de turbulences à la limite de la crise diplomatique. La raison serait liée à la décision du 6 juin dernier du Tribunal Pénal Fédéral d’annuler l’ordonnance de classement reconnaissant qu’un conflit armé existait bel et bien en Algérie au début des années 1990. Alger estime dans ce sens que Berne s’est positionnée en faveur de certaines ONG, qui soutenaient les groupes terroristes durant la décennie noire, et l’ouverture à nouveau du dossier en tentant d’incriminer l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, ne visait que dédouaner la nébuleuse terroriste de ses crimes perpétrées à l’égard de la population algérienne.
Pour rappel, le ministère public de la Confédération (MPC) clôt l’instruction le 4 janvier 2017 et refuse de retenir la notion de conflit armé non international pour qualifier la situation régnant en Algérie durant les années 1990 et classe l’affaire.
Le quotidien helvétique Le Temps prétendrait déjà en novembre 2017 que le pouvoir algérien avait fait pression sur la Suisse afin que soient abandonnées les poursuites lancées contre le général Nezzar. « Une bombe à retardement », qualifiait l’ambassadeur de Suisse en Algérie Muriel Berset Kohen pour décrire l’affaire.