Algérie-Libye : Haftar accuse le Qatar et Al Jazeera

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Au lendemain du communiqué du ministère algérien des Affaires Etrangères, sur une entrevue téléphonique entre le Chef de la diplomatie algérienne Abdelkader Messahel et son homologue libyen Mohamed Tahar Syala ; au cours de laquelle ce dernier avait tenu à se démarquer des déclarations inappropriées attribuées au Maréchal Haftar », tout en réitérant l’attachement des autorités libyennes à la préservation et au renforcement des relations fraternelles et historiques qui existent entre les deux pays et les deux peuples », le maréchal par la voix de son porte-parole le général Ahmed Al-Masmaoui, tente de rectifier le tir en accusant le Qatar qui selon ses dires cherche à créer un conflit entre l’Armée nationale libyenne que dirige le maréchal autoproclamé et l’armée algérienne. Ce dernier estime que
«Les relations entre la Libye et l’Algérie sont plus grandes que la chaîne Al-Jazeera et le Qatar», mettant l’accent sur l’objectif commun des armées algérienne et libyenne, à savoir la lutte contre le terrorisme islamiste. Concernant cette affaire, il convient de souligner la surenchère adoptée par des dirigeants islamistes inféodés au Qatar comme le MSP dirigé par Abderrazek Mokri qui n’a pas hésité un instant au nom du patriotisme à adopter une conduite d’escalade.
Dans un post publié sur sa page Facebook, avec un titre belliqueux : «Haftar nous menace !» Mokri écrit que les menaces proférées par Haftar contre l’Algérie constituent «une outrecuidance sans précédent de ce putschiste qui a livré son pays à des forces étrangères criminelles qui sèment le désastre dans le monde arabe. Une audace inacceptable et intolérable pour les Algériens !»
Le chef du MSP demande aux autorités algériennes des clarifications sur ce grave dérapage et d’expliquer à l’opinion publique «quelles sont les mesures politiques et diplomatiques qui seraient prises pour répondre à cette humiliation». Dans le même cadre, de nombreux observateurs s’interrogent sur cette fibre nationaliste et patriotique d’un courant qui n’a jamais défendu la doctrine Etat-Nation et qui s’était toujours aligné sur le dogme de l’Internationale islamiste