Amara Benyounes tire sur le mouvement El Mouwatana

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Depuis Khenchela, le président du Mouvement Populaire Algérien MPA, Amara Benyounes a fustigé ce samedi le mouvement El Mouwatana sans le citer nommément. « Ils ont créé un Front contre le 5ème mandat alors que l’homme n’a toujours pas annoncé qu’il se présente ou pas. De quel droit un parti ou une personnalité empêche un citoyen de se présenter à la présidentielle ? Pourtant, la loi et la Constitutions sont claires », indique Amara Benyounes. Selon ce dernier, chaque parti et chaque personnalité ont le droit de se présenter candidat à l’élection présidentielle de 2019.
« Mais, jusqu’à maintenant, on n’a pas vu de candidats. Leur seule préoccupation est le président Bouteflika. Ils veulent imposer la solution par la rue. Ils se trompent. Vous savez qu’ils n’ont pas de représentation populaire. Ils ont essayé d’organiser des marches et des rassemblements. Je les défie de venir remplir une salle à Khenchela comme nous l’avons fait aujourd’hui », ajoute-t-il.
Sur sa lancée, le président du MPA fera savoir que les détracteurs du président Bouteflika ont tenté faire faire un coup d’Etat médical en 2013, en évoquant l’article 102 de la Constitution (88 à l’époque).
« Ils ont dit que l’Algérie se dirigeait vers la catastrophe dans le cas où le président Bouteflika se présentait à un 4e mandat. Avez-vous vu cette catastrophe ? Quelle que soit notre position de la prochaine élection, nous allons établir un bilan de la gestion du président Bouteflika. L’Algérie a changé, s’est développée depuis 1999. Ils disent que le président Bouteflika est malade et que le peuple ne l’aime pas. Alors pourquoi ont-ils peur du 5e mandat ? », s’est-il interrogé.

Ceux qui manifestent à Paris, à Londres ou à Istanbul pour nous imposer un président de la République sont dans l’erreur

Selon Amara Benyounes les algériens savent pour qui voter « On accepte le débat démocratique sur le bilan du président Bouteflika. Mais nous refusons qu’ils utilisent la rue pour empêcher un candidat de se présenter. Qu’on le veuille ou non, l’élection présidentielle ne sera pas reportée. Personne ne pourra prendre le pouvoir à travers la rue. Il n’y aura pas de coup d’Etat militaire en Algérie. Et l’élection présidentielle aura lieu en avril 2019. On doit reconnaître à chaque Algérien le droit de se présenter à cette élection. Ceux qui manifestent à Paris, à Londres ou à Istanbul pour nous imposer un président de la République sont dans l’erreur. On a fait sortir le colonialisme français, alors ces gens-là, ne nous font pas peur. La seule solution est la démocratie », a-t-il poursuivi.