Benflis caresse du poil les séparatistes du MAK

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Excellant à merveille la démagogie rétrograde, Ali Benflis vient de s’illustrer de nouveau à l’occasion d’un entretien accordé à la chaîne El Bilad TV, ce mercredi 6 novembre 2019, en caressant le poil des séparatistes du MAK, lors de sa réponse à une question concernant l’emblème amazigh, et l’interpellation de certains activistes, qualifiés par des cercles occultes de « détenus d’opinion ».
Ali Benflis, qui interdira les manifestations de l’été 2001, à l’occasion des évènements de la Kabylie, lorsqu’il était Chef du gouvernement, sous le règne de l’ancien président Bouteflika, tente de courtiser une partie de l’opposition qui ne cesse de revendiquer l’annulation du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, tout en s’autoproclamant son porte-voix.
Ali Benflis, qui ne cesse de clamer l’Etat de droit au lieu de l’Etat-nation, pour ne pas dire l’Etat novembriste, devrait s’exprimer sur la constitutionnalité de l’officialisation de la langue amazighe, qui avait été adoptée par le parlement qui serait illégitime selon l’ancien directeur de campagne de Bouteflika. Si Benflis défendrait sérieusement l’Etat de droit, il devrait clamer l’officialisation de la langue amazighe, via un référendum populaire, conformément aux articles 7 et 8 de la Constitution, revendiqués par une grande frange de la société algérienne, et du Hirak entamé le 22 février dernier pour barrer la route à un 5ème mandat.
Dans le même sillage, l’ancien ministre de la justice, Ali Benflis devrait s’opposer la proclamation du 12 janvier, fête nationale, légiférée par ordonnance au lieu d’un référendum, socle de la véritable démocratie.
L’entretien accordé à la chaîne El Bilad, témoigne qu’Ali Benflis demeure obsédé par l’ambition présidentielle, même en épousant certains plans hostiles à l’unité du pays et aux principes de la glorieuse révolution du premier novembre, en tolérant que l’emblème de « Qassamen » soit concurrencé par un autre emblème, dont les promoteurs cachent des idées pernicieuses de démantèlement des Etats de l’Afrique du Nord. Les mises en garde lancées par le Chef d’état-major de l’ANP, dans le sillage des renseignements sur un plan concocté par des officines étrangères, et mené par BHL, illustrent bien le danger de l’utilisation d’un emblème cher à Bennett, jamais porté par nos glorieux martyrs et valeureux moudjahidine, comme Amirouche, Abbane Ramdane ou Krim Belkacem, sur l’unité de l’Algérie, dont la Kabylie demeure le cœur palpitant

M.Mehdi