Bras de fer médecins résidents- Exécutif : La main de la France ?

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Au moment où la France d’Emmanuel Macron s’apprête à adopter une loi » forteresse » contre l’arrivée du flux migratoire, et envisage d’expulser des milliers d’algériens sans papiers, de son sol, elle ouvre les voies et portes aux médecins algériens, piétinant même les lois européennes.

Sur ce registre, la France vient de lever les restrictions sur ce qui était appelé « équivalence des diplômes et niveau de formation » pour les médecins algériens, pour les inciter davantage à s’exiler, même si ces médecins n’auront jamais la possibilité de postuler à des postes-clés au sein des établissements sanitaires français, ou de bénéficier de formations plus poussées, pour atteindre les sommités. Pour beaucoup de connaisseurs, le timing des grèves observées par les médecins, ces derniers temps, n’est nullement innocent ou fortuit, il coïncide tout simplement avec cette « largesse » accordée de l’autre côté de la Méditerranée, destinée à pomper le potentiel algérien et vider l’Algérie de son personnel médical. La gestion de ce dossier par les pouvoirs publics verse dans cette approche, et les déclarations du Chef de l’Exécutif, Ahmed Ouyahia, accusant les médecins de « pirates », abonde dans ce sens, d’où l’urgence du traitement de ce dossier dans sa globalité géostratégique pour le pays, et les effets qui en résultent.

38% des médecins en France, sont des algériens

Selon les chiffres publiés l’année dernière par le Conseil National de l’Ordre des Médecins en France CNOM, les médecins diplômés en Algérie de l’ensemble des médecins en dehors des pays de l’Union Européenne, représentent 38% des médecins exerçant dans l’hexagone.

Dans le même cadre,il faut rappeler, que le Docteur Bekkat Berkani Mohamed, président du Conseil national de l’ordre des médecins algériens avait annoncé en janvier 2017, le chiffre de 10000 médecins algériens activant en France, alors que dans le milieu des praticiens, on parle  de plus du double.

Le décret français 2017-1601 et ses effets négatifs sur l’Algérie

La fuite organisée des cerveaux algériens par l’ancien colon est bien régulée par le décret 2017-1601 du 22 novembre 2017, publié dans le Journal Officiel de la République Française JORF(N : 0274 du 24 novembre 2017), et même confectionnée sur mesure pour pomper le potentiel algérien du secteur de la santé.

Le décret en question accorde la possibilité aux étudiants étrangers  en médecine, les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes spécialistes, d’avoir des autorisations temporaires de deux années renouvelables, d’exercer