Campagne contre la venue de MBS : L’Algérie désavoue Mokri

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L’Algérie par la voix du MAE, vient de condamner l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tout en exprimant sa conviction que la justice saoudienne saura faire la lumière dans cette affaire. Le timing du communiqué illustre bien la position officielle de l’Algérie, considérant l’assassinat du journaliste saoudien, une affaire intérieure, concernant en premier lieu. “L’Algérie a pris connaissance des éléments de l’enquête menée par la justice saoudienne concernant le meurtre du citoyen saoudien Jamal Khashoggi, tels que rendus publics par le Procureur Général du Royaume d’Arabie Saoudite, le 16 novembre dernier”, a noté le porte-parole du MAE, ajoutant que l’Algérie qui condamne avec la “plus grande vigueur l’horrible assassinat du citoyen saoudien, prend acte des conclusions auxquelles est parvenue la justice saoudienne concernant les circonstances de la perpétration du crime et l’identité de ceux qui l’ont ordonné et exécuté”. Ses réponses illustrent bien une position algérienne qui ne fait aucune allusion à la position turque, accusant le prince héritier saoudien d’être le commanditaire de cet assassinat. Sans le dédouaner explicitement, l’Algérie préfère rester en dehors de cette guerre de leadership du camp sunnite, que mènent Ankara et Ryadh. Le communiqué du MAE est un désaveu de l’appel du Chef de file de la Confrérie des Frères Musulmans en Algérie, Abderrazk Mokri, contre la réception de Mohamed Ben Salman. Alger, ne veut en aucun cas être inféodé à la cause d’Erdogan, qui demeure le mentor de Mokri et sa Confrérie, et préfère plutôt défendre ses intérêts économiques avec Ryad , notamment en ce qui concerne les questions liées à l’énergie. Ce samedi, Mokri a tenté de jouer maladroitement sur la fibre de la question palestinienne, oubliant que l’Algérie , officiels et peuple ont durant une éternité défendu la cause palestinienne, mieux que la confrérie des frères Musulmans et leurs mentor Recep Tayep Erdogan, qui continue d’entretenir des relations étroites avec l’entité sioniste au même titre que le Qatar, principal bailleur de fonds de l’internationale de la Confrérie. Grosso modo, l’Algérie ne veut aucunement être liée au conflit entre les frères musulmans et les wahabites