Ces médias qui défendent Camus et dénigrent les zaouias

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Certains médias, auteurs et journalistes parlent d’Albert Camus, comme si c’était un algérien défenseur des algériens, opprimés par une atroce colonisation, et tirent à boulets rouge sur les zaouias comme si elles étaient importées chez nous. Les jeux de mots-clés et de concepts ne sont nullement innocents, puisque ces médias inféodés aux thèses des officines étrangères ont longtemps décrits les terroristes de Daesh et d’Al Qaida et du GIA ; comme insurgés ou rebelles. La même histoire se répète avec Albert Camus, qui choisira sa mère l’Etat Hébreu au lieu de la Justice, c’est-à-dire l’Algérie sous colonisation. Aujourd’hui, certains francophiles, pour ne pas dire algéophobes, ou plumes prêtées tentent bien que de discréditer les zaouias dont le rôle contre la colonisation, ou la lutte contre l’obscurantisme et le terrorisme, n’est plus à présenter. Les zaouias demeurent ancrées dans l’identité algérienne, du nord au sud et de l’ouest à l’est, que même les 132 ans de la colonisation , ou la décennie du terrorisme n’ont pu les éloigner des cœurs et esprits des algériens. Notre voisin de l’Ouest a longtemps utilisé les zaouias comme arme politique et de renseignement pour affaiblir l’Algérie. Le retour des zaouias sur la scène socio-politique, et leur implication dans les dossiers qui préoccupent les algériens, ne sont nullement un leurre. Visiter les zaouias comme c’était le cas pour Chakib Khelil, Ould Kaddour et avant le président Bouteflika, est une reconnaissance au rôle joué par ses temples du savoir et de la foi. Solliciter les zaouias, pour ouvrir un débat sur certains dossiers épineux, comme l’implication des jeunes du Sud du pays, dans l’élaboration des projets de développement socioéconomique, ou l’exploitation du gaz de schiste, demeure légitime et judicieux pour barrer la route à la manipulation politicienne destinée au chaos.