Chakib Khelil: La France freine les investissements en Algérie

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L’ancien ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil a encore une fois tiré à boulets rouges sur la France et ses manœuvres visant à saborder toute action visant à promouvoir des investissements porteurs de richesses en Algérie. Dans une nouvelle vidéo postée ce samedi sur sa page Facebook, intitulée « Chakib Khelil déclare : la France est un obstacle à l’investissement étranger en Algérie » ; l’ancien ministre de l’Energie accuse la France d’être à l’origine des freins aux investissements en Algérie, de peur de voir ses entreprises perdre du terrain par rapport à des entreprises d’autres pays, comme la Chine, la Russie, USA et Allemagne. « Avec les Américains, nous avons un dialogue et une coordination dans beaucoup de domaines. Notre problème se situe au niveau des affaires. Beaucoup d’investisseurs américains, lorsqu’on les invite à investir en Algérie, disent qu’ils doivent passer par Paris », a estimé Chakib Khelil, qui fera le lien sans le dire avec sa récente vidéo, ou il déclare « Parce que tous les pays qui ont réussi utilisent l’anglais et tous les pays qui ont échoué utilisent le français. Regardez l’Afrique ! ». Sur ce registre, Chakib Khelil, en parfait connaisseur des affaires économiques, et des enjeux géostratégiques, argumente son approche en disant « Le problème ce n’est pas celui des Américains mais le nôtre parce que nous avons une culture arabe et française et lorsqu’on apprend le français et l’arabe, il devient difficile d’aller à Washington pour parler et négocier avec les Américains »,appelant au passage les chancelleries algériennes à faire le forcing pour promouvoir les IDE dans en Algérie « C’est pour ces raisons qu’il faut un effort, notamment au niveau du ministère des Affaires étrangères qui doit jouer un rôle en attirant les investissements et faire en sorte que les Américains comprennent la situation en Algérie et comprennent qu’ils ne sont pas obligés de passer par Paris », exprimant sa préoccupation vis-à-vis des desseins de l’ancien occupant qui veut imposer sa politique sur un pays souverain, ayant payé un prix fort pour recouvrer sa liberté et qui aspire à figurer sur la liste des pays émergents. Pour ce qui est du secteur des hydrocarbures, l’ancien ministre de l’Energie et ancien PDG de la Sonatrach, révèle que les entreprises en activité énergétique négocient avec l’Algérie, sans passer par Paris, et sans se faire otages du diktat de la France. Il attribue en grande partie cette dépendance et soumission à la langue, ou il avait déjà préconisé l’enseignement de l’anglais pour mettre fin aux séquelles de l’ancien colonisateur et ses agents inféodés à sa cause. Il convient de souligner, que cette sortie est loin d’être le fait du hasard, puisque l’implication de l’Algérie dans le partenariat sino-africain, adopté au début de la semaine à l’occasion du Forum Chine-Afrique à Pékin, n’a pas été du goût des français qui craignent que le géant asiatique dégomme leurs entreprises qui considèrent toujours l’Algérie, comme un marché au lien d’un partenaire économique qui s’active à développer ses capacités socio-économiques, sous la devise »gagnant-gagnant ». La sortie de Chakib Khelil serait aussi une alerte non annoncée, pour dénoncer les manœuvres de la France, vis à vis d’une coopération renforcée avec l’ogre allemand à l’occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel en Algérie, programmée la semaine prochaine, où il sera question de la signature d’importants contrats entre les deux pays, sachant que la France considère toujours notre pays comme son espace vital et « chasse gardée », une donne qui devrait changer, selon la nouvelle vision des hauts dirigeants du pays