Chakib Khelil s’attaque au populisme d’Ouyahia

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Pour beaucoup d’algériens, Ahmed Ouyahia est lié à cette politique de compression de milliers de travailleurs et de mise à mort programmée du tissu industriel algérien, sur injonction des institutions de Bretton Woods , durant les années 90.
Pour beaucoup d’algériens, Ahmed Ouyahia est également lié à l’injuste incarcération de dizaines de cadres algériens durant cette période. Cette réalité avait même été évoquée par le ministre de la Justice ; Garde des Sceaux Tayeb Louh ; qui fait partie de l’Exécutif qu’il dirige,lors de son passage à Oran, à l’occasion de l’inauguration de la Cour d’Oran. Aujourd’hui, à l’instar de beaucoup d’économistes algériens qui prônent d’accorder la primauté de décisions économiques à l’économiste au lieu du politique, l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil n’a fait qu’étaler une réalité économique du pays, à savoir que le climat des affaires en Algérie, n’attirent pas les investisseurs, à cause de la bureaucratie, le système bancaire obsolète, l’archaïsme du système fiscal, l’absence de banque de données favorisant l’accès rapide à l’information, sans parler de l’informel qui asphyxie l’économie algérienne. Sur ce registre, il faut bien souligner que notre pays ne draine qu’un milliard de dollars d’IDE, loin derrière nos voisins comme le Maroc et la Tunisie, et loin aussi des pays comme l’Ethiopie avec ses 8% de croissance économique, ou le Rwanda, des pays ravagés, il n’y a pas si longtemps par la famine et la guerre civile.
Aujourd ‘hui, certains médias algériens ont pris la défense d’Ouyahia, dont ils critiquaient, il y a quelques années sa gestion économique et se sont paradoxalement tus, à l’occasion de ce bradage appelé Partenariat- Public-Privé, PPP ; dont l’intervention du Président de La république Abdelaziz Bouteflika, viendra à point nommé pour déjouer le complot de la gabegie et le dépeçage des richesses nationales