Charlatanisme juridique et économique

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La récupération de l’argent transféré illégalement par les prédateurs des richesses du pays dont certains acteurs ont été incarcérés ces derniers jours, refait surface, à travers un débat piloté par certains juristes et économistes. Si la revendication populaire de la récupération des biens des algériens demeure légitime, la gabegie de ses juristes et économistes est à dénoncer. Ainsi, ce samedi, le président de l’organisation nationale des avocats, Ahmed Sai, estimait en marge de l’installation du président de la Cour Suprême à Alger, qu’il est difficile pour l’Algérie de récupérer l’argent transféré illégalement, comme ce fut le cas pour la Tunisie et l’Egypte, évoquant le prétexte de la lenteur de la procédure, préférant le recours à un deal avec les prédateurs en contrepartie de l’allègement des sentences de la justice. Même si l’opinion du président de l’organisation nationale des avocats est à respecter, il n’en demeure que l’Algérie n’est nullement dans la même situation socioéconomique de la Tunisie et de l’Egypte. L’Algérie n’est pas un pays endetté, au même titre qu’elle ne bénéficie d’importants investissements directs comme c’est le cas pour nos voisins. Le président de l’organisation des avocats ainsi que certains économistes « charlatans » devaient critiquer les subterfuges juridiques mis par les prédateurs pour piller les richesses des algériens, comme c’est le cas pour ce qu’a été appelé financement non conventionnel( planches à billets), le crédit documentaire Credoc, ou même cet accord d’association avec l’Union Européenne, qui lésera l’Algérie, avec la bénédiction de ces « théoriciens » de la non visibilité économique.
Aujourd’hui, il est important, d’aller au fond des choses pour premièrement éplucher les crédits obtenus par les prédateurs auprès des banques publiques, dont un important nombre de ses crédits fut effacé , via un passage d’un ancien système à un nouveau au nom de l’informatisation, dont AlgérieTouteHeure reviendra dans les prochaines éditions pour mettre la lumière sur certains opérateurs bénéficiaires d’importants prêts sans les rembourser,et deuxièmement canaliser le marché du change parallèle, pour l’orienter vers le circuit légal, pour le service de l’économie nationale.
Pour ce qui est de ceux qui pleurnichent sur le sort des travailleurs de Haddad, Kouninef, Tahkout et Rabrab, l’Etat est en droit de nationaliser ces entreprises et garantir un avenir meilleur aux milliers d’employés. Ceux qui pleurnichent aujourd’hui, auraient dû le faire à l’occasion du démantèlement du tissu industriel dans les années 90, et la compression de centaines de milliers de travailleurs forcés au chômage et la précarité sociale