De Baraket à Mouwatana : La supercherie des concepts

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De 2014 à 2018 ; les algériens ont assisté à la naissance de deux groupuscules appelés Baraket et Mouwatana ; dont les chefs de files ne sont que des activistes qui n’arrivent même pas à éclairer ou à expliquer à l’opinion publique le concept de la citoyenneté, cultivant au passage l’amalgame ; entre ce dernier et leur sport favori l’activisme. De 2014, à 2018, et même bien avant ; le combat de ces activistes se résume au slogan de s’attaquer à la candidature du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans l’indifférence totale de la population qui ne fait plus de confiance aux politiques, de l’opposition ou ceux qui prétendent soutenir le président. La raison est somme toute simple, l’absence de vision et de visibilité dans un monde en perpétuelle évolution. Chez nous, les politiques, comme les économistes, ou ceux figurant dans ce qui est appelée société civile, sont otages de convictions et concepts dépassés et déclarés nuls et non avenus par la Big Data et les nouvelles technologies. Dans d’autres cieux et plus précisément, les nations développées et qui auront de la place à l’avenir, tout est basé sur la maitrise des nouvelles technologies et l’investissement dans la matière grise, alors que chez nous, on demeure otage ; de ce conflit pérennisé, entre deux minorités revendiquant l’identité, l’appartenance linguistique et religieux ; représentées par les cellules néocolonisées et les cellules du fascisme rétrograde ; au détriment de l’Etat-nation cher à nos glorieux martyrs. Pour la prochaine présidentielle de 2019, il est judicieux à cette opposition qui n’a que le nom, d’unifier ses efforts autour d’un programme convaincant le peuple, et un candidat faisant le poids devant le président sortant, au lieu de faire du folklore au goût amer. A bon entendeur salut !