En l’an 19F16

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La région moyen-orientale vient de rentrer dans une nouvelle ère. Une première période vient de voir le jour avec une nouvelle datation entérinant la première phase en l’an mil neuf ef seize. L’histoire vient juste de commencer en inscrivant sur son fronton, en lettres d’or, l’acronyme de la Résistance arabo-musulmane. L’Entité sioniste soutenue par l’impérialisme américain et occidental ainsi que le sionisme arabe a pris le pli d’agresser les pays arabes et musulmans en toute impunité. Cependant, la belle Syrie vient de mettre fin à cette voyoucratie à nulle autre pareille. En 2000 et 2006, cet État voyou s’est vu infliger des leçons qu’il n’est pas près d’oublier. Néanmoins, comme il est difficile de venir à bout d’une conviction, les Israéliens n’arrivent pas à accepter cette nouvelle situation. Quelle lecture faire de la riposte fulgurante des Syriens ? Celle-ci vient juste à point nommé pour signifier aux sionistes que le ciel syrien n’est plus un paradis pour leurs coucous aériens. Coucous ? Les redoutables F16, fer-de-lance de l’armée de l’aire américaine, sont-ils devenus soudain de vulnérables objectifs volants ? Oui, la frappe est d’ordre stratégique, elle vient de contrebalancer tous les calculs des états-majors ennemis qui doivent revoir à la baisse leur enthousiasme et leurs probabilités. Enfin, le doute plane sur les capacités du fleuron de l’armée israélienne. Même les Américains sont appelés à revoir leurs calculs et leur stratégie dans la région qui commence à prendre des proportions tout à fait alarmantes, surtout après la déclaration de Fayçal al Mokdad qui ne laisse aucun doute sur la volonté des Syriens à abattre tout objectif volant violant l’espace aérien syrien. Finalement, la destruction du F16 israélien est un message pluriel à facettes multiples et la Turquie doit en mesurer ses retombées et ses conséquences, elle qui s’est trop aventurée sur le sol syrien. Le pays qui résiste pendant 7 longues années à une guerre effroyable et sans pitié est un pays capable d’inverser la vapeur pour peu que les circonstances lui soient favorables. Non, seulement la Syrie arrive à contenir cette agression lâche, vile et multidimensionnelle, mais à passer aussi à l’offensive par endroits et par moments. Finalement, c’est l’effet inverse qui se concrétise sur le terrain. Ils avaient programmé la destruction de la Syrie et sa dislocation, ils débouchent sur une tout autre équation. En effet, ils ont sur les bras, une armée syrienne aguerrie à tous les genres et formes de combat. Oui, l’effet escompté n’est pas atteint et les agresseurs doivent subir le retour de manivelle. « Ils complotent et Allah complote et Allah est le meilleur des comploteurs » , dit le saint Coran. En décembre 2017, les Israéliens furent sidérés d’apprendre que le nouvel avion, la fierté des Américains, le F35 qu’ils ont nouvellement acquis fut touché par un missile syrien. Ils ont tout caché aux médias pour que la chose soit tenue secrète afin de garder le moral sauf des troupes et de la population. Avec la destruction du F16 et l’endommagement d’un autre par la défense antiaérienne syrienne, les sionistes et leurs parrains n’arrivent pas à concevoir une telle chose. Ils sont en train de vivre un réel cauchemar qui ne va pas finir par s’éclipser. Désormais, ils vont devoir composer avec cette nouvelle situation qui vient de remettre en danger tous leurs projets dans la région. Pour se donner le change et calmer les ardeurs d’un peuple invincible, le Premier ministre israélien déclare à qui veut l’entendre que son armée de l’air ne s’est pas laissée faire. Elle aurait détruit pas moins de 12 objectifs iraniens en territoire syrien. Dans la foulée, il omet de dire que tous ses missiles tirés ont été interceptés par la défense syrienne. Ceci constitue un fait grave, car la signature radar d’un missile est plus faible que celle d’un avion ! L’Iran est tout trouvé pour absorber l’onde de choc que les colons israéliens n’auraient pas supportée. Ce sont les Iraniens qui sont derrière cet événement, clament les officiels sionistes. Au sommet de Munich, Netanyahou récidive avec ses singeries loufoques en brandissant devant le parterre tout à fait important une ferraille insignifiante en guise de trophée ou plutôt de butin de guerre. Il a fait la même pitrerie avec son schéma grossier sur le nucléaire iranien à l’ONU. Finalement, L’Iran constitue la bête noire aux sionistes, aux Américains, aux voyous du khalije et à la petite Égypte. D’ailleurs, Monsieur Kerry vient de dévoiler pour la deuxième fois en deux ans que le vassal Abdallah et le valet Moubarak avaient demandé à Obama de bombarder l’Iran. Comment voulez-vous que les vis-à-vis des Arabes les respectent ? Les Trump boys étaient tous présents à ce sommet qui a tourné au vinaigre, car au lieu de s’occuper de sécurité, les intervenants n’ont parlé que de guerre. Après les mercenaires et les vassaux, c’est au tour des originaux de monter et de se montrer sur scène. Les Américains qui déclarent vouloir rester dans la durée au nord de l’Euphrate où ils mettent en pratique leur plan de partage de la Syrie en instituant un État Kurde. Cependant leur projet est en porte à faux avec leur allié inconditionnel, La Turquie, malgré toutes les apparences. Cette dernière qui joue un double jeu s’enlise chaque jour davantage dans ce qui peut s’apparenter à un véritable bourbier. Membre fondateur de l’OTAN, ce pays ne peut qu’œuvrer dans cette direction, et ce malgré des déclarations pompeuses, tirées çà et là, à destination d’une opinion locale et autre internationale avides de sensations. Et enfin Israël, par qui viennent tous les drames de la région, qui commence à réaliser que son existence est réellement en danger. Oui, il se rend compte que la Syrie renaissant de ses cendres est plus forte que jamais et que Hezbollah n’est point une milice, mais une véritable armée avec laquelle il va falloir sérieusement compter. Benaissa Abdelkader