En raison de sa politique: MBS inciterait au boycott du pèlerinage

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Muslim worshippers circumambulate around the Kaaba, Islam's holiest shrine, at the Grand Mosque in Saudi Arabia's holy city of Mecca on August 17, 2018 prior to the start of the annual Hajj pilgrimage in the holy city. - Muslims from across the world are gathering in Mecca in Saudi Arabia for the annual hajj pilgrimage, one of the five pillars of Islam. (Photo by AHMAD AL-RUBAYE / AFP) (Photo credit should read AHMAD AL-RUBAYE/AFP/Getty Images)

Pour beaucoup d’observateurs de la politique internationale, en particulier celle du Proche-Orient, le prince héritier d’Arabie Saoudite et homme fort de Ryad Mohamed Bensalman incite les musulmans à boycotter le pèlerinage en raison de son agression régionale son mépris pour les droits de l’homme et qui ont poussé les érudits religieux et les pèlerins pieux à refuser de se lancer dans la campagne du Hadj qui s’ouvrira dans les tout prochains jours.
Le prince héritier Mohammad bin Salman a tenté de présenter l’Arabie saoudite sous un jour plus positif et de masquer les politiques internes et étrangères plus agressives du pays en entreprenant des réformes dites libérales. Mais il n’a pas suffi de faire taire ceux qui continuent d’attirer l’attention sur les violations des droits de l’homme commises par son gouvernement.

Le nombre croissant de civils tués par des bombes saoudiennes au Yémen, l’horrible assassinat de Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul ,le rapprochement avec les dirigeants sionistes au détriment de la cause palestinienne et l’approche agressive de Ryad face à la crise iranienne ont amené certains alliés sunnites saoudiens à reconsidérer leur soutien indéfectible au royaume .

Fin avril, le plus important religieux musulman sunnite libyen, le grand mufti Sadiq al-Ghariani, a appelé tous les musulmans à boycotter le hadj.Il est allé jusqu’à prétendre que quiconque entreprenait un second pèlerinage commettait «un acte de péché plutôt qu’une bonne action». Le raisonnement derrière le boycott est la suggestion selon laquelle le renforcement de l’économie saoudienne par le pèlerinage continue d’alimenter les achats d’armes attaques directes contre le Yémen – et indirectement la Syrie, la Libye, la Tunisie, le Soudan et l’Algérie. Ghariani a ajouté qu’un investissement dans le hadj aiderait les dirigeants saoudiens à commettre des crimes contre nos compatriotes musulmans.
Ghariani n’est pas le premier érudit musulman éminent à soutenir l’interdiction du hadj.