Enrico Mattei et Chakib Khelil, les ennemis énergétiques de la France en Algérie

774

La France se souviendra longtemps de deux hommes ; qui ont déjoué tous ses plans pour mettre la main du sol et sous-sol énergétiques de l’Algérie. Le premier s’appelle Enrico Mattei ; ancien directeur de la compagnie pétrolière italienne ENI, et qui contribuera substantiellement à aider les négociateurs algériens des accords d’Evian, à cerner le dossier des hydrocarbures, pour matérialiser la souveraineté algérienne sur ses ressources pétrolières et gazières. La contribution d’Enrico Mattei, lui coutera la vie deux mois après le recouvrement de l’Algérie de son indépendance, sachant que jusqu’à ce jour, le voile n’a pas été levé sur les circonstances du crash de l’avion qui le transportait. Le défunt Reda Malek, porte-parole des négociateurs d’Evian ne tarissait pas d’éloge à son égard le qualifiant d’ami de l’Algérie. L’ancien ministre et membre du MALG, Daho Ould Kablia, n’excluait pas il y a plus années à l’occasion d’un colloque organisé à Alger, sur la contribution d’Enrico Mattei, la thèse de l’assassinat de ce dernier, estimant que les services français n’avaient aucun scrupule à éliminer toute personnes opposée à leurs plans. Le second a pour nom Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie, chargé par le Feu Président Boumediene, avant la nationalisation des hydrocarbures en 1971, d’élaborer une étude d’évaluation du volume de la production et des volumes des réserves pétrolières et gazières du pays. Son retour sur la scène algérienne en 2000 pour occuper le poste de ministre de l’Energie sonnera le glas aux négociants et la liberté de manœuvres de la France dans un secteur stratégique pour le devenir de l’Algérie. Son action visant à redoubler les capacités de production du pays, et son dynamisme sur la scène internationale permettront à l’Algérie, au demeurant sous embargo non déclaré de relever la tête et de réussir à payer sa dette de 3é milliards de dollars dont une partie contractée auprès du Club de Paris . Sa tentative de fondation d’un cartel de gaz, ou une nouvelle OPEP de gaz, à l’occasion de la tenue du Sommet du GNL 16 à Oran, n’a pas été du gout de Paris et certains capitales moyen-orientales et occidentales, d’où ce lynchage médiatique sans précédent mené des officines de Paris, et relayé par les réseaux qui leur sont inféodés en Algérie. Le verdict de Milan, pays d’Enrico Mattei ;triomphera pour la vérité et lèvera le voile sur un plan machiavélique qui ne visait pas uniquement Chakib Khelil, mais le devenir de l’Algérie, qui dépend largement de ses revenus d’hydrocarbures. Voire https://www.facebook.com/rafaa156officiel/videos/1086458614735326/