Festival International du Film Arabe : Mihoubi boude Oran

320

La 11 ème édition du Festival du Film arabe tenu à Oran s’est fait remarquer cette année par l’absence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi , qui brilla par la non-présence à l’ouverture comme à la clôture de cet évènement culturel , dont la réputation dépasse les frontières du pays et qui a même honoré le président de la république Abdelaziz Bouteflika pour l’intérêt qui l’accorde à la promotion de la culture en Algérie. Pourtant ; Azzedine Mihoubi était présent au tomber de rideau de la 40ème édition du Festival de Timgad ; ce lundi ou il insista sur la nécessité de lutter contre la marginalisation des artistes, sachant que des membres de l’Union des écrivains algériens lui reproche cette marginalisation.
Par ailleurs, il faut noter que la onzième édition du Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA) a pris fin mardi soir, en présence du secrétaire général du ministère de la Culture, Ismail Oulebcir et des figures marquantes du cinéma algérien et arabe.

« Jusqu’à la fin des temps » de Yasmine Chouikh décroche le prix « Wihr d’or ».

Le long métrage « Jusqu’à la fin des temps » de la réalisatrice Yasmine Chouikh a décroché le prix « Wihr d’or ». Le prix du jury a été décerné au film « Wajib » (Devoir) de la réalisatrice palestinienne Anne Marie Jasser.
Le Marocain Azelarab Alaoui a remporté le prix du meilleur réalisateur pour son film « Douar El Boum ». Le prix du meilleur scénario est revenu à l’Egyptien Haithem Debbour dans le film « Photocopie ».
Le prix du meilleur rôle féminin a été attribué à l’actrice tunisienne Amira Chebli dans le film « Tunis by night », alors que celui du meilleur rôle masculin a été décerné aux Palestiniens Mohamed et Salah Bekri.
Dans la catégorie des courts métrages, le prix du « Wihr d’or » a été décerné au film « Chahn » du réalisateur Karim Rahbani du Liban et celui du jury au film « Raqsat el fadjr (Danse de l’aube) de la réalisatrice Tunisienne Amina Nedjar.
Le film documentaire « Taam el ismint » (Goût du ciment) du réalisateur syrien Zyad Kelthoum a été proclammé meilleure oeuvre dans sa catégorie où le prix du jury a été décerné au documentaire « La bataille d’Alger, un film dans l’histoire » du réalsiateur algérien Malek Bensmail. Le prix « Panormama du court métrage » n’a pas été attribué eu égard au niveau des oeuvres proposées, selon le jury.
Par ailleurs, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a été honoré lors de la cérémonie de clôture du FIOFA, en guise de reconnaissance pour son intérêt pour la culture en Algérie.
En outre, l’artiste syrien Abdelmounaam Amiri et la comédienne algérienne défunte Sonia ont été également honorés.
Dans une allocution de clôture, le secrétaire général du ministère de la Culture, Ismail Oulebcir a affirmé la volonté de son département ministériel à poursivre son soutien à ce rendez-vous cinématographique et à toutes les activités qui contribuent au développement de la culture et au renforcement et à la promotion de la créativité en Algérie.
Il a réitéré aussi les engagements du ministère de la Culture dans ce sens en dépit de la faiblesse des ressources financières en application de la Constitution qui garantit le droit du citoyen à la culture, soulignant que l’acte culturel est un élément essentiel dans la cohésion sociale et l’interaction dans la société algérienne.
La 11e édition du FIOFA (25 au 31 juillet) a mis en compétition dix longs métrages, 14 courts métrages et 14 documentaires pour décrocher le « Wihr d’or » (lion d’or).
Dans la catégorie des longs métrages, l’Algérie a participé avec deux films, « Nous n’étions pas des héros » de Nasreddine Guenifi et « Jusqu’à la fin des temps » de Yasmine Chouikh. Les autres oeuvres en compétition sont « Clix Douar El Boum » du réalisateur marocain Azelarab Alaoui Lamharzi, « Un homme et trois jours » du syrien Joud Said, « Photocopie » de l’égyptien Tamer Ashry, « Tunis by night » du tunisien Elies Baccar, « Ashek Ammouri » de l’émirati Ameur Selmine El Mori, « El Lahla » du metteur en scène irakien Mohamed Derradji, « Nour » du réalisateur libanais Khalil Zaarouri et « Wajeb » (devoir) de la palestinienne Anne Marie Jasser.

Le jury a été présidé par le cinéaste algérien Merzak Allouache pour les longs métrages, la cinéaste libanaise Takla Chamoun pour les courts métrages et le réalisateur et écrivain irakien Kacem Hawl Sadoum pour les documentaires.
Dans la section court métrage, 14 oeuvres étaient en lice dont deux films algériens « Feuille blanche » de Mohamed Nadjib Amraoui et « Champs de bataille » d’Anwar Smaine. Les autres courts métrages représentent l’Egypte, la Syrie, le Bahrein, l’Irak, l’Arabie Saoudite, la Libye, le Liban et la Palestine..
Dans la catégorie des documentaires, cinq films « Sur les traces des camps de concentration » de Saïd Oulmi , « La bataille d’Alger, un film dans l’histoire » de Malek Bensmaïl, « Souvenirs d’exil » de Mokhtar Karboua, « Des moutons et des hommes » de Karim Sayad et « histoire du film La Bataille d’Alger » de Salim Aggar étaient en compétition.
La cérémonie d’ouverture de cette édition a été marquée par des hommages rendus au comédien égyptien Mohamed Henedi, au cinéaste algérien défunt Farouk Beloufa, auteur du film « Nahla » produit par l’ENTV en 1979, traitant des débuts de la guerre civile au Liban et l’icône du cinéma et de la chanson arabe « Chadia », de son vrai nom Fatma Kamel Chaker (1931-2018), qui a joué dans plus de 110 films et feuilletons et interprété plusieurs chansons.
En marge du festival, des ateliers sur les métiers du cinéma (scénario, mise en scène, lumière) ont été animés par des spécialistes connus dans le monde cinématographique. Une centaine de jeunes cinéastes y ont été formés.
Des films dont « Les sept remparts de la citadelle » d’Ahmed Rachedi ont été projetés dans les wilayas de Mostaganem, de Mascara et de Sidi Bel-Abbès en présence du comédien Hassan Kechache.