FIOFA : Le commissaire Seddiki démissionnaire et un réalisateur néocolonisé et pro-Benflis,honoré

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Nous avons appris qu’à la veille de la clôture de la 11ème édition du Festival International d’Oran du Film Arabe ; le commissaire de la manifestation Brahim Seddiki, ait annoncé sa démission, dont nous ignorons les raisons ; même si le premier responsable de cette manifestation culturelle ne fut pas épargné par les critiques quant à l’organisation de tel évènement dans les échos dépassent de loin les frontières du pays. Il est à signaler ; que cette édition ou le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi brillait par son absence, a été marquée par la répétition des erreurs perpétrées durant les éditions précédentes et la marginalisation des figures de la culture de la wilaya d’Oran ; dont un nombre important demeure indifférent, pour des considérations qui demeurent compréhensibles ; liées à une main basse de certains acteurs bureaucrates et qui fonctionnent que par la devise du passe-droit. Ce constat peut être élargir aux médias nationaux qui préfèrent envoyer des journalistes de la capitale que de permettre à leurs journalistes locaux de couvrir l’évènement à moindre frais, sans parler de ce manque criarde de formation dont tout ce qui est en relation avec le septième art ; où certaines plumes et voix se distinguent par des commentaires sur le restauration ; comme des « pique-assiettes » que d’aller au fond des débats sur les documentaires, longs et courts métrages diffusés sur les salles de projection. Et là, il est important d’évoquer ; qu’il est du devoir des organisateurs et des responsables de se pencher sur la nécessité de doter la wilaya d’Oran de salles de projection à la hauteur de son statut de ville culturelle et artistique.
Un réalisateur pro-Benflis honoré
La clôture du FIOFA a été marquée par une surprise de taille, où le documentaire « la bataille d’Alger, un film dans l’histoire » du réalisateur Malek Bensmail décrochera le premier prix du jury, sachant que le documentaire diffusé en français, comportant un dialogue en derdja( sous-titré en français) et dédié au cinéma arabe, soulevant la colère de certains membres de jury ; comme celui du président du jury ; l’irakien de la section documentaire. Même le producteur du documentaire Hachemi Zertal ne croyait pas ses yeux ; en relevant que la consécration est due à un jury composé essentiellement de français, belge ; une italienne et une franco-marocaine. Même un membre du jury ; un égyptien francophone n’a pas apprécié. Pour en revenir au réalisateur ; Malik Bensmail , un farouche opposant à Bouteflika et pro-Benflis, comme l’indique son film »Le grand jeu » et qui faisait la promotion au candidat malheureux de la présidentielle de 2004. Ce film avait été interdit en algérie puis en France. Selon certaines sources, le producteur du documentaire consacré à oran, bénéficiait du soutien de certains responsables du département d’Azzedine Mihoubi.
Dans le même sillage, il faut noter que Malek Bensmail qui est revenu sur les traces du FLN dans les Aurès 50 ans après l’indépendance a offert une image très négative du FLN de l’époque et même celle du FLN d’aujourd’hui.
En 2015, Malek Bensmail revient à la charge contre Bouteflika avec un nouveau doc « Contre-Pouvoirs », où il fait une plongée au sein de la rédaction d’El Watan durant la dernière Présidentielle de 2014, dénonçant le 4e mandat de Bouteflika. Le film a été interdit en Algérie.
Dans son dernier documentaire, il revient sur le tournage du film la bataille d’Alger 50 ans après sa sortie en salles, en présentant une vision bien française du thème. Le documentaire qui dure plus de deux heures, ne comporte aucune image du film la Bataille d’Alger ; Yacef Saadi ayant refusé de collaborer avec lui, obligeant Malek Bensmail à n’utiliser que les photos pour meubler son documentaire mais avec une large participation d’intervenants opposés au président Bouteflika. D’ailleurs, il est inconcevable de constater qu’un évènement qui se déroule sous le haut patronage du président de la république, le moudjahed Abdelaziz Bouteflika ; honore un néocolonialiste qui propage les idées des promoteurs du Paradis Perdu