Implantation de l’usine Renault à Oran: Rachida Dati , rattrapée par le scandale de Carlos Ghosn

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©Christophe Petit Tesson/MAXPPP - 07/12/2010 ; PARIS ; FRANCE - Les etats generaux de l'emploi des jeunes en Europe organises par rachida dati, depute europeen et maire du 7 eme arrdt de Paris au theatre du Rond Point. En presence de Carlos Ghosn, Pdg de Renault SA. (MaxPPP TagID: maxnewsworld672625.jpg) [Photo via MaxPPP]

Les médias de l’hexagone reviennent sur les affaires scabreuses de l’ancien PDG de Renault, le franco-libano-brésilien Carlos Ghosn;
en citant la lobbyiste marocaine, l’ancienne ministre de la Justice, sous Sarkozy, Rachida Dati. selon les médias français, le Parquet financier vient d’ouvrir une enquête concernant les contrats signés par le constructeur automobile français, dont intervenait Rachida Dati, en tant que collaboratrice extérieure entre 2010 et 2013, période des négociations avec le gouvernement algérien, dont plusieurs membres sont accusés en Algérie, de dilapidation de deniers publics, et de corruption.
Sur ce registre, des sources françaises, révèlent que Rachida Dati, aurait perçu 2 millions d’euros d’honoraires auprès de Renault, pour ses opérations et actions de lobbying au profit du constructeur automobile français. Les japonais de Nissan, partenaire de Renault, n’arrivent pas à démontrer que l’eurodéputée , était réellement une consultante auprès de Renault

On évoque même que 600 000 euros ont été touchés par Rachida Dati entre 2009 et 2014, auprès du constructeur automobile Renault suscitant, par voie de conséquence, des interrogations sur le rôle qu’elle aurait pu jouer dans l’implantation de la marque française en Algérie.

Rachida Dati s’était rendue en Algérie en décembre 2010. Trois mois plus tard, soit le 20 mars 2011, le directeur général de Renault Algérie, Stéphane Galoustian, annonçait que «les négociations avec les autorités algériennes pour la mise en place en Algérie d’une usine de fabrication de véhicules de son groupe se poursuivent».

Des voix s’étaient élevées à l’époque pour dénoncer le volume insignifiant de véhicules produits en Algérie par Renault, comparativement aux investissements gigantesques consentis par le constructeur français au Maroc voisin, en dépit de la taille du marché algérien autrement plus grande. D’autres dénonçaient carrément un favoritisme accordé aux Français au détriment d’autres nationalités qui, pourtant, avaient exprimé leur souhait de construire des usines de montage en Algérie, en promettant une production beaucoup plus importante et en envisageant même d’exporter vers l’Afrique dès les premières années.