Infiltration qatarie dans les affaires politiques algériennes

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Les malheurs de la Syrie, sont liés inexorablement à Doha et son alliance avec les ambitions ottomanes d’Erdogan. Si Bachar Al Assad s’activait à faire rejoindre Ankara à l’axe de la résistance, le néo-ottoman Erdogan tentait à travers ses accointances avec les qataris et la confrérie des frères musulmans, avec la bénédiction des américains et sionistes ; à écarter Damas du camp de la résistance.
Sur ce registre, Doha avec la bénédiction de l’administration américaine d’Obama, jouait la même résonnance avec Alger, un Etat-pivot contre la normalisation avec l’entité sioniste. Ainsi, l’Emir du Qatar Tamim Bin Hamad, avait effectué une visite à Alger, coïncidant avec celle de l’ancien Secrétaire d’Etat américain John Kerry, à la veille de la présidentielle de 2014. Suite à ces deux visites, le journal Echorouk, proche de l’obédience des frères musulmans, annonce le lundi 7 avril 2014, que les autorités algériennes ont accepté d’accorder l’accréditation à la chaîne subversive qatarie de couvrir les élections présidentielles d’avril 2014, quinze ans après la fermeture de son bureau à Alger. Le média algérien proche de l’obédience des frères musulmans annonce même que le chef de l’Etat devrait accepter la réouverture du bureau d’Al Jazeera à Alger, et l’intention des autorités qataries d’investir 6,5 milliards de dollars en Algérie. Sur ce plan, nous avons révélé que la bande s’alliait avec les incendiaires du printemps arabe, et qui avaient à cette époque-là redynamisé leurs larbins en Algérie pour semer des troubles; imitée par les anciens premiers ministres incarcérés à la prison d’El Harrach, en l’occurrence Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia. Le deal était simple, le retour de la subversive Al Jazeera, visait à induire en erreur l’opinion publique nationale et internationale sur la joute présidentielle, avec un œil particulier sur les réserves de change de l’Algérie, estimées à cette période à plus de 194 milliards de dollars. Les 6,5 milliards annoncés ; étaient destinés à soudoyer les autorités algériennes au pouvoir, en vue d’infiltrer l’Algérie par ses agents locaux et ses investisseurs »fictifs », ce qui confirment les insinuations du vice-président de la police émiratie » Dahi Khalfane qui déclara au journal égyptien Al Ahram, que le Qatar se trouve dans une impasse, et ne pourrait trouver une issue à son isolement via le Soudan, le Maroc, où l’Algérie . L’officiel émirati tentait d’alerter les autorités de ces pays, des desseins inavoués des qataris. D’ailleurs, l’imbécilité politique des algériens, avait permis à l’ancien ambassadeur du Qatar Ibrahim Bin Abdelaziz Sahlaoui,de fouler le sol du Conseil Constitutionnel algérien, présidé à cette période par le regretté Mourad Medelci. Doha revient avec l’avènement du Hirak, avec sa chaîne subversive Al Jazeera qui couvre les manifestations des vendredis clandestinement, et qui tente via certaines plumes, voix prêtées, et certains politicards, à illuminer son image et infiltrer le mouvement en propageant des concepts proches des thèses de Daesch et du fascisme, dont les algériens ont combattu durant la glorieuse révolution de novembre et continuent de combattre pour placer l’Algérie, dans la place qu’elle lui sied, celle d’Un Etat révolutionnaire défendant les causes justes de ce monde et nom comploter contre les aspirations des peuples, comme c’est le cas pour le Qatar qui poursuit sa conspiration contre le peuple palestinien

Zakaria Habibi