La CAF et les pratiques maffieuses

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Le sélectionneur national Djamel Belmadi a raison d’être inquiet au sujet des coulisses de l’arbitrage africain et des dirigeants qui gèrent le football du continent à la lumière des derniers évènements et scandales ayant secoué le football continental, marqués par ce qui s’est passé lors de la finale de la Champion’s League africaine, opposant le club EST de Tunisie au WAC du Maroc ,la panne du VAR, l’humiliation du président de la CAF, le malgache Ahmad Ahmad, par les tunisiens, et sa garde à vue en France en marge du congrès de la Fifa, suite à une plainte déposée par l’ancien SG due la CAF, l’égyptien Fahmy. Aujourd’hui, AlgérieTouteHeure revient sur les pratiques maffieuses de cette CAF, dirigée selon toute vraisemblance par une association à la limite du banditisme, et qui a mis le sport roi des peuples africains en otage.
Premièrement, la CAN est parrainée par l’opérateur français de téléphonie mobile Orange, et qui rappelons-le avait privé l’Algérie de l’organisation de la dernière édition au profit du Gabon, parce que l’Algérie lui avait refusé de lui accorder une licence d’exploitation pour concurrencer les opérateurs Mobilis, Oreedoo et Djezzy. Orange qui entretenait de bons rapports avec l’un des représentants de la Françafrique, le président Bongo, candidat à sa propre succession, était partenaire du groupe pétrolier français Total, qui explotait la quasi-totalité des richesses énergétiques de ce pays de l’Afrique de l’Ouest.
Deuxièmement, il faut bien souligner que l’Algérie a été humiliée par la fédération royale marocaine qui fera appel à un trio d’arbitrage algérien, pour diriger la joute amicale du Maroc avec l’Argentine, jouée au Maroc, remplacée, en dernière minute par un trio d’arbitrage zambien menée par Janny Sikazwe, suspendu au même titre que l’arbitre algérien Abid Charef, dont la levée de suspension intervenait 24 heures avant celle de l’arbitre zambien, le mois de janvier 2019. L’arbitre zambien avait été suspendu provisoirement suite à une plainte du Primeiro Agosto à l’issue de sa prestation lors de la demi-finale retour de Ligue des champions 2018 contre l’Espérance de Tunis. Le club angolais accusait Sikazwe de corruption. L’arbitre algérien Abid Charef avait été suspendu suite à sa prestation lors de la finale opposant le club égyptien mythique d’Ahly au club tunisien de l’EST, sachant que l’arbitre algérien avait été victime d’arbitre superviseur du VAR, et qui lui refusait de revoir les séquences litigieuses.
Sur ce registre, il faut noter que l’arbitre zambien Janny Sikazwe, officiera depuis son retour de suspension, 6 rencontres africaines dont une demi-finale et finale, jouée par le club marocain du WAC, en violation avec le règlement de la CAF.
Troisièmement, l’arbitre gambien responsable de la mascarade de la finale retour à Radès Bakary Gassama avait également dirigé la finale retour de la Champion’s League africaine de 2018, opposant l’EST au Ahly égyptien, marquée par la victoire des tunisois.
Pour en conclure, le football africain demeure entre les mains du malgache Ahmad Ahmad qui réside au Maroc et le président de la commission de l’arbitrage de la CAF le djiboutien Suleiman Waberi qui réside en Tunisie, et un degré moins, les égyptiens, dont le siège de la CAF se trouve au Caire ; A bon entendeur !