La France pille 440 milliards d’euros des africains,chaque année

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French President Emmanuel Macron (C) walks next to Burkina Faso's President Roch Marc Christian Kabore (3rdL) after visiting the Lagm Taaba school on November 28, 2017, in Ouagadougou, as part of his first African tour since taking office. / AFP PHOTO / ludovic MARIN

Rares sont les médias qui évoqué l’ultimatum de la Chine à la France au sujet de ce pacte colonial qui continue de planer sur les relations économiques des pays africains avec leurs partenaires économiques. Certaines sources avaient fait état de conclaves secrètes entre des responsables français et chinois en vue d’enterrer le pacte colonial, appelé aussi régime exclusif, c’est-à-dire un régime d’échanges imposé par les anciens colonisateurs, en particulier la France à leurs anciennes colonies depuis le 17ème siècle, et selon lequel la colonie ne peut importer que des produits en provenance de la métropole, et elle ne peut exporter que vers elle. 14 pays africains du giron de la Françafrique doivent déposer leurs réserves financières auprès de la Banque de France à Paris. La France garde les réserves financières depuis 1961 des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Gabon. Cette situation embarrasse de plus en plus la Chine qui détient 40% de la production du pétrole au Congo à titre d’exemple et qui doit inéluctablement faire transiter ses fonds et ses capitaux par la Banque de France, ce qui porte préjudice à sa monnaie condamnée à la dépréciation. Sur ce registre, des sources annoncent que Pékin a accordé un délai de cinq ans à Paris pour en finir avec l’impôt colonial et ce pacte colonial qui pénalise sérieusement les économies des pays africains.
La France détourne annuellement 440 milliards d’euros aux africains
Il convient de rappeler, qu’un média allemand avait révélé en 2016, que la France détourne aux pays africains de la Françafrique la coquette somme de 440 milliards d’euros chaque année, grâce à la monnaie coloniale appelée CFA(.http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/03/15/frankreich-kann-se…)
Il s’agit bel et bien d’un esclavagisme économique, qui rapporte gros à l’économie française. « Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d’euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d’Afrique, pour ne pas sombrer dans l’insignifiance économique », indiquait l’ancien président français Jacques Chirac

Dans les années 1950 et 60, la France avait accepté que les colonies françaises d’Afrique ait accès à l’indépendance mais à quel prix ?, elle a appelé les pays africains à signer un soi-disant «pacte pour la poursuite de la colonisation ». Ils y ont convenu d’introduire la monnaie coloniale française FCFA ( «Franc pour les colonies françaises en Afrique »), maintenir les écoles françaises et système militaire, et d’établir le français comme langue officielle.
Le Franc CFA est la dénomination de la monnaie commune de 14 pays africains membres de la zone Franc. Cette monnaie qui constitue un frein à l’émergence de ces pays a été créée en 1945, date où la France a ratifié les accords de Bretton Woods et procédé à la mise en oeuvre de sa première déclaration de parité au fonds monétaires international (FMI). Cela s’appelait à l’époque «Franc des Colonies Françaises d’Afrique».
En vertu de cette loi, 14 pays africains sont encore obligés de stocker environ 85 pour cent de leurs réserves en devises à la Banque de France à Paris. Ils sont sous le contrôle direct du Trésor français. Les pays concernés n’ont pas accès à cette partie de leurs réserves. Les 15 pour cent des réserves ne suffisant pas à leurs besoins, ils doivent emprunter des fonds supplémentaires du Trésor français au prix du marché. Depuis 1961, Paris contrôle toutes les réserves en devises étrangères du Bénin, du Burkina Faso, la Guinée-Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et le Gabon.
En outre, ces pays doivent chaque année transférer leur «dette coloniale» pour l’infrastructure construite en France à Paris comme la Silicon Afrique 3 a rapporté en détail. La France prend environ 440 milliards d’euros par an. Le gouvernement à Paris dispose également d’un droit de premier refus sur toutes les ressources naturelles nouvellement découvertes dans les pays africains. Enfin, les entreprises françaises doivent avoir la priorité dans l’attribution des contrats dans les ex-colonies. En conséquence, il y a le plus d’actifs dans les domaines de l’approvisionnement, de la finance, le transport, l’énergie et l’agriculture dans les mains des sociétés françaises.
L’élite dirigeante dans chaque pays africain doit remplir ces créances obligatoires sans aucun autre choix. Les dirigeants africains qui refusent sont menacés d’assassinat ou de renversement de leur gouvernement. Au cours des 50 dernières années, on a eu 67 coups d’Etats dans 26 pays africains. 16 de ces 26 pays étaient d’anciennes colonies de la France.
Les déclarations de Chakib Khelil confirmées

Concernant l’Algérie, il s’avère que les déclarations de l’ancien ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, confirme le diktat imposé par l’ancien colonisateur.
Chakib Khelil avait accusé la France d’être le principal obstacle à l’investissement en Algérie, en dehors du secteur des hydrocarbures.
Prenant l’exemple d’investisseurs américains, Chakib Khellil a affirmé qu’ils doivent passer à chaque fois par Paris avant de venir investir en Algérie. «Beaucoup d’investisseurs américains, lorsqu’on les invite à investir en Algérie, disent qu’ils doivent passer par Paris» a déclaré Chakib Khalil dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Cette donne s’est confirmée tout récemment avec l’intention de l’Algérie de faire l’impasse sur le blé français au profit de celui de la Russie.
Et là, nous avons assisté au réveil de la machine médiatique bien huilée en Algérie ; inféodée à la cause de Paris, et qui « gratifia « les algériens des comptes rendus sur les qualités du blé tendre de l’hexagone, à la grande joie des meuniers de la France qui n’en demandaient pas autant