La justice et la liberté d’expression de France 24

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L’émission » Le débat » consacrée le mercredi 24 avril 2019, par la chaîne du gouvernement français France24, confirme par excellence, au grand jour l’esprit sélectif des événements et cette supercherie intellectuelle de cette pseudo-élite française à la solde des néocolonialistes.
Ceci dit, France24 et les invités confiés au « Débat » ignorent, que le célèbre Magazine connu pour sa lutte pour les peuples opprimés en l’occurrence « Afrique Asie-» a été contraint d’arrêter sa version « papier » pour se contenter du journal Online, ainsi que le journal Investig’Action de Michel Collon victime d’une campagne haineuse pour ses positions en faveur des causes justes, en particulier la cause palestinienne, privés de publicités, comme représailles, pour leurs positions en faveur des peuples.
Paradoxalement, France 24 et les invités du « Débat » considèrent les journaux El Watan et Liberté, inféodés aux thèses des néocolonialistes, comme les journaux les plus libres d’Algérie, opprimés par le pouvoir et interdits de publicités, sachant que ces deux titres sont parmi les journaux les mieux nantis en la matière, depuis 1990. Ces deux titres ont amassé des sommes colossales de la publicité accordée par l’ANEP durant les années 90, par Khalifa, les opérateurs de téléphonie mobile et les concessionnaires automobiles.
France 24 et les invités du « Débat » aurait dû interroger le journaliste et auteur Jacob Cohen et l’humoriste Dieudonné sur la justice française qu’ils qualifient de justice aux ordres.
Ceci pour répondre, à leurs commentaires sur la justice algérienne et la mise en détention provisoire de Issad Rabrab, patron du journal Liberté et du Groupe Cévital.
France 24 et les invités du « Débat » ignorent ou tentent de le faire que Rabrab était un Lord de guerre, sous-produit de l’Etat profond, qui réussira à édifier un empire grâce à cette justice qu’ils critiquent aujourd’hui et qui lui avait permis de démanteler le tissu industriel algérien pour jeter en pâture des milliers de travailleurs algériens. Cette même justice aux ordres de la mafia politico-financière et de l’Etat profond, lui permettra de transférer l’argent des algériens pour sauver des entreprises françaises en faillite comme Brandt. Considérer Issad Rabrab, comme victime et les journaux El Watan et liberté, comme les journaux les plus libres en Algérie, est une insulte à l’intelligence des algériens qui réclament à travers les manifestations la fin du diktat de la France sur l’Algérie. Inviter des néocolonisés , pour donner des analyses sur le devenir de l’Algérie, et influencer l’opinion publique algérienne a peu de chance d’aboutir.
En conclusion, le 24 avril, coïncidait avec la commémoration en France du génocide arménien, et le mutisme au sujet de la complicité de la France dans le génocide des 800000 rwandais, de l’implication de la France dans le massacre du peuple yéménite, ainsi que le génocide du peuple algérien durant 132 ans de colonisation