La nouvelle infortune « caméra non cachée » d’Anis Rahmani

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La crise qui secoue la Chambre basse du parlement n’a pas encore livré tous ses secrets, et l’interpellation « filmée » d’hier du journaliste du groupe Ennahar et rédacteur en chef du site ALG 24, par les éléments des services de renseignements, et la diffusion d’une conversation téléphonique entre le premier responsable du groupe Ennahar et un responsable des services de renseignements, abondent dans cette logique du pourrissement.. Pour certains observateurs, beaucoup d’interrogations entourent ce bras de fer opposant le président de l’APN, Saïd Bouhadja, soutenu par l’ONM, et la majorité parlementaire composée des députés du FLN, RND, MPA et TAJ, sous les coups de boutoir, du duo Ould Abbes-Ouyahia et qui risque gros avec cette crise à l’APN, dont en a prévu comme scénario, la porte-parole du PT Louisa Hanoune. Le groupe Ennahar, qui aurait déposé plainte que les services de renseignements, une première en Algérie, joue-t-il le lièvre pour aplanir le terrain, pour une nouvelle batterie de mesures allant dans le lancement de l’Etat civil, tant souhaité et attendu, ou serait-t-il uniquement un figurant dans une comédie pour amuser la galerie et briser l’immobilisme politique de la scène politique nationale qui se distingue par un débat des plus bas et un discours des plus déliquescents. Pour d’autres analystes, le patron d’Ennahar, craint d’être délogé de son piédestal médiatique avec le retour sur scène de son ennemi juré Hichem Abboud, ancien patron des quotidiens Mon journal et Djaridati. Ces mêmes analystes n’excluent pas que le patron du groupe Ennahar ait recours à cette mise en scène, de l’enregistrement téléphonique et la diffusion des images de l’arrestation de son journaliste, pour préméditer sa « victimisation » aux yeux de l’opinion publique au nom de la liberté d’expression et de la défense des droits, pour échapper à d’éventuels scandales liés à des ramifications avec les tenants du pouvoir de l’argent. Obsédé par les chiffres de l’audimat, Anis Rahmani serait tenté par une tentative aventurière non calculée de salir l’image d’une institution censée rester en dehors des querelles politiciennes, à travers une nouvelle « caméra cachée » sans saveur, dont l’objectif est de fructifier les clivages et de stopper l’élan des réformes pour atteindre l’objectif tant souhaité d’un Etat civil garantissant la séparation des pouvoirs
Son appel à l’intervention d’Othmane Tartag, dans la crise de l’ANP, n’a rien à envier à celui d’Abderrazek Mokri, président du MSP, à l’adresse de l’ANP, pour intervenir dans les questions politiques. Un appel rejeté par le Vice-ministre de la Défense Nationale et Chef d’Etat-major de l’ANP, le général des corps d’armées Ahmed Gaid Salah, qui indiqua que l’institution militaire demeure attachée à ses missions constitutionnelles.
D’ailleurs, il est fort étonnant que des partis politiques et médiatiques qui revendiquent l’élargissement et la promotion du champ démocratique, adressent des appels à l’institution militaire à intervenir dans les questions politiques.
A ne rien comprendre.
M.Mehdi