Lancée sur les décombres de Khalifa Airways: révélations sur Aigle Azur

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*** Local Caption *** En difficulté, Aigle Azur change de direction

Aigle Azur sur les décombres de Khalifa Airways
Le dépôt de bilan de la compagnie aérienne française, Aigle Azur et les déboires de ses passagers continuent de faire l’actualité en Algérie et en France. Notre consœur Aljazairalyoum est allée au fond des choses concernant la reprise de cette entreprise en faillite à l’époque par l’un des proches de l’ancien patron de la centrale syndicale, UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, en l’occurrence Arezki Idjerouidene, ancien patron de ladite compagnie aérienne.
Selon Aljazairalyoum .com, Arezki Idjerouidene, ancien patron de la compagnie aérienne Antinéa Airlines, avait reconnu à l’occasion des enquêtes menées dans l’affaire Khalifa, qu’il avait uniquement retiré la coquette somme de 210 millions de dinars, auprès de l’agence de Khalifa Bank, via des chèques. Arezki Idjerouidene indiquera que cette somme constituait le montant de la vente de la compagnie aérienne Antinéa Airlines, qu’il avait créée, en 1999, et vendu en 2001, à Khalifa Airways, pour un montant de 210 millions de DA.
Selon des sources proches du dossier, Arezki Idjerouidene aurait acquis d’importants prêts octroyés par des banques publiques algériennes, et la banque Khalifa Bank, dont l’opération de liquidation demeure confuse depuis 16 ans. Les crédits acquis grâce à des facilités, et du soutien de certains hauts responsables algériens et des généraux influents, lui ont permis d’acheter la compagnie aérienne française, Aigle Azur en faillite, en 2001 et qui ne possédait que deux avions de type Boeing 737-200. Sur ce registre, il faut noter qu’Arezki Idjerouidene, mort en 2016 en France, avait rapatrié d’importantes sommes en devises d’Algérie, vers la France, grâce aux facilités accordées par de hauts responsables militaires, proches de lui et de cadres de la Banque Centrale d’Algérie, et du soutien indéfectible d’Abdelmadjid Sidi Saïd, SG de l’UGTA. Aljazairalyoum.com, citant des sources sures affirme, que jusqu’à la mise en ligne de l’article, aucune information n’a été donnée au sujet du remboursement des prêts accordés à Arezki Idjerouidene. La réouverture du dossier de Khalifa ainsi que celle de Sonatrach, et du scandale de la cocaïne, permettra de mettre la lumière sur le lancement d’Aigle Azur sur les décombres de Khalifa Airways, notamment le volet financier et le transfert d’argent effectué via l’entreprise d’Arezki Idjerouidene, Go Fast, spécialisée dans le fret, le transport, logistique, l’industrie et le tourisme. Go Fast avait déboursé d’importantes sommes d’argent pour sauver Aigle Azur, renouveler sa flotte, en focalisant sur les vols charters, desservant l’Algérie, profitant de la banqueroute des compagnies aériennes à savoir Khalifa Airways et Air Lib. Aigle Azur réussira de 2002, jusqu’au 2012, à faire un important bond en matière de développement de ses activités. En 2012, Arezki Idjerouidene vendra 49% des actions d’Aigle Azur à des investisseurs chinois,ce qui avait permis à la compagnie aérienne de maintenir son développement, pour devenir la deuxième grande et importante compagnie aérienne en France après Air France. Elle deviendra même la compagnie aérienne la plus concurrente d’Air Algérie, pour ce qui est des dessertes reliant la France à l’Algérie. En 2016 et juste après le décès d’Arezki Idjerouidene, les héritiers procèdent à la vente de leurs actions au profit de l’homme d’affaires brésilien David Neelman, et le français Luc azur qui détient 19% des parts de la compagnie. Et là, les autorités algériennes s’abstiennent à faire des investigations concernant d’éventuelles opérations d’évasion de capitaux dans le cadre de cette transaction. En 2017, le groupe Waving Group fait concession de 32% de ses parts, au brésilien David Neeleman. Juste après les trois actionnaires le groupe chinois HNA 49%, David Neeleman 32% et Luc Azur 19%, désignent Frantz Yvelin, PDG d’Aigle Azur, qui restera jusqu’à la fin du mois d’août avant de quitter ses fonctions dans le sillage de la guerre entre les actionnaires.
Pour rappel, Aigle azur desservait les aéroports algériens d’Alger, Oran, Bejaia, Constantine, Tlemcen et Sétif