L’APC d’Oran; risque la banqueroute

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Nous avons appris que l’APC d’Oran n’a pas versé les cotisations de la couverture sociale de ses employés dont le nombre avoisine les 10000 ; depuis trois années.
S’agissant de la somme non versée à la CNAS, on parle de 100 milliards de centimes ; sachant que la plus grande commune du pays dispose d’un important sommier de consistance susceptible de renflouer ses caisses et lui éviter l’étranglement financier. Sur ce registre, il faut noter que l’APC d’Oran dispose d’opportunités énormes de rentrées à travers les marchés publics dont elle dispose, les stades de proximité, les gares routières ; l’utilisation de la voirie par les commerces particuliers, comme les cafés, les restaurants, les crèmeries et autres, sans parler des panneaux publicitaires implantés à travers les différentes artères de la ville d’Oran . Toutes ces structures demeurent inexploitées en matière de rentrées financières, même si certaines langues évoquent de l’argent prenant une destination autre que la recette communale. Les dernières opérations de démantèlement des panneaux publicitaires implantés au niveau de certaines artères, demeurent insuffisantes et de la poudre aux yeux, car, sans le recours à une feuille de route bien étudiée en matière de rentabilisation de ressources dont la commune en dispose, la situation ne s’améliorera jamais et le pire se fera sentir dans un proche avenir avec la hausse des dettes contractées auprès d’Algérie Télécom, Sonelgaz et la SEOR.
Pour certains ; l’APC d’Oran et sa composante n’arrive même pas gérer les aires de stationnement et de véhicules et qui constituent un manque à gagner énorme susceptible d’amortir les charges sociales des employés qui risquent de se voir amputés de quelques années de travail, notamment pour les travailleurs bientôt concernés par le départ en retraite.
Tout ceci, s’ajoute à cette surcharge d’effectifs de la commune ; dont on ne peut recenser réellement ceux qui travaillent ou ceux qui travaillent virtuellement et qui encaissent encore. Sur ce plan, il est inconcevable de voir tout ce nombre de travailleurs au moment où la commune croule sous les ordures, la saleté ; et qu’aucune action de curage n’est effectuée durant cet été en prévision de la saison de la pluie, comme c’est le cas dans d’autres cieux. D’ailleurs ; même les travailleurs se plaignent de l’absence de tenue réglementaire indispensable pour l’exercice de l’activité d’éboueur ; ou d’employé de la voirie, sans parler du droit à la consommation du lait comme ce fait dans le passé.