Le politologue Mohamed Laagab: Ouyahia et Ould abbes travaillent à l’encontre de la vision du Président Bouteflika

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Dans un article publié par le journal électronique aljazairalyoum.com, intitulé ; le duo Ould Abbes-Ouyahia salissent la réputation du Président Bouteflika, le politologue, journaliste et universitaire Mohamed Laagab , considèrent les sorties médiatiques répétées du SG du FLN Djamel Ould Abbes, et le Premier Ministre et SG du RND Ahmed Ouyahia, à l’égard du Président de l’APN, Said Bouhadja, d’infructueuses, portant atteinte à la stabilité des institutions de l’Etat. Pour Mohamed Laagab, les sorties du duo Ould Abbes-Ouyahia salissent la réputation du Président Bouteflika et donnent l’impression à l’opinion publique que ce duo reçoit des instructions de « haut lieu », à tel enseigne qu’Ouyahia et Ould Abbes sont devenus des porte-paroles du Chef de l’Etat aux yeux de l’opinion publique. L’appel d’Ould Abbes à l’adresse de Saïd Bouhadja l’appelant à quitter le perchoir de l’APN, a été interprété comme un appel de la Présidence au président de la Chambre basse du parlement. Le refus et l’obstination de ce dernier, estimant que la Présidence pourrait l’informer sans avoir besoin d’Ould Abbes. L’entrée sur scène le samedi dernier 6 octobre, d’Ahmed Ouyahia et son appel à Bouhadja de se retirer, donnant l’impression de parler au nom du « haut lieu »et la réaction rapide de ce dernier qualifiant les déclarations du Premier Ministre d’hostiles à la génération des anciens moudjahidine de la révolution, homogènes avec celles de Bernard Bajolet, ancien ambassadeur français à Alger, et ancien patron de la DGSE. Sur ce registre, le politologue Mohamed Laagab s’interroge si Ould Abbes et Ouyahia parlent au nom du « haut lieu », dans la mesure où Bouhadja affirme qu’il avait été reçu par un Conseiller à la Présidence qui lui confia que la crise au sein de l’APN, concerne uniquement les députés. Pour Laagab, le pourrissement de la situation, fera l’affaire d’Ahmed Ouyahia qui n’a jamais abandonné son ambition de se présenter à la magistrature suprême, sachant qu’il est soutenu par des anciens généraux à la retraite. Le pourrissement selon Laagab, lui épargnera la présentation du bilan de l’action gouvernementale, c’est-à-dire la politique générale conformément aux dispositions de la Constitution et lui évitera également les critiques de l’opposition.
Pour le politologue le fait de déclarer que le parlement ne sera pas dissous et la Loi de Finances 2019 sera signée par le Président de la République, sont des interférences flagrantes des prérogatives du Chef de l’Etat, seul habilité à trancher dans ces deux cas.
Pour Laagab, Djamel Ould Abbes veut donner l’impression d’être celui qui a réussi à évincer Amar Saadani et Abdelmadjid Tebboune, pour faire plaisir aux hommes d’affaires, qui n’avaient guère apprécié les sorties de Tebboune, qui plaidera pour la séparation des pouvoirs politique et de l’argent, une approche somme toute incluse dans le programme du Président Bouteflika.
Pour Laagab, les déclarations de Saadani concernant les cadres des entreprises publiques, incarcérés au temps ou Ouyahia était Chef du gouvernement et son soutien à l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, victime selon lui d’un complot et injustice, ont dérangé des cercles qui travaillent contre la reconduction du président Bouteflika pour un nouveau mandat, et s’affichent en public comme des personnalités le soutenant.
Mohamed Laagab revient dans son analyse sur les déclarations de Louisa Hanoune porte-parole du PT, qui affirma avant la tenue des législatives de mai 2017, que le Président Bouteflika sera déstabilisé via une crise à l’APN comme ce fut le cas au Venezuela et au Brésil