Le premier novembre ; les néocolons et les néocolonisés

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Le premier novembre algérien a tendance à bousculer la mémoire et les rêves des concepteurs du Paradis Perdu, et leurs en Algérie. La commémoration du 64ème anniversaire du déclenchement de la glorieuse révolution du premier novembre de 1954 n’a pas fait exception à cette règle.
Ainsi, une chroniqueuse de la chaine française TMC, jouant maladroitement le rôle de tuteur du peuple algérien, en s’attaquant au président Bouteflika, et au FLN, au même titre que Bernard Bajolet, l’ancien ambassadeur de Paris à Alger et ancien patron de la DGSE, ou Manuel Valls, avec son ridicule tweet.Un certain nombre de médias français s’acharnent de façon soudaine contre Abdelaziz Bouteflika depuis que Djamel Ould-Abbès a déclaré que le candidat du FLN «est le président de la République et du parti». Dans une émission satirique diffusée par la chaîne TMC, une chroniqueuse a raillé effrontément tout le peuple algérien, en montrant des images d’hommages rendus au chef de l’Etat sans sa présence, commentant ironiquement le portrait officiel du président de la République «qui n’a pas changé depuis 1999» et montrant des images comparatives de son état en 2018. Sur ce registre, il faut bien souligner que les élucubrations des porte-voix du néocolonialisme sont soutenues par leurs larbins néocolonisés. Et l’exemple le plus édifiant et récent nous vient de l’ancien ministre-délégué au Budget, Ali Benouari, qui saisira l’opportunité de la commémoration du 64ème anniversaire de la révolution de novembre de traiter le peuple algérien de cheptel de mouton, emboitant le pas à NouredineBoukrouh qui traitera il y a quelques années les algériens de « Ghachi ».

Ali Benouari, bien installé sur les bords du Lac Léman en terre helvétique posta sur sa page Facebook, à l’occasion de la commémoration du premier novembre le message suivant, intitulé « la honte » en évoquant le peuple algérien »son péché, s’être laissé guidé comme un mouton vers l’abattoir ». Un message sonnant le mépris et la haine à l’adresse d’un peuple, qu’il sollicita, pour la candidature à la présidentielle de 2014. La haine et le mépris ne sont nullement destinés à la personne du président Bouteflika, mais tout un peuple. Il convient de rappeler qu’Ali Benouari, est responsable d’un parti politique radical suisse et il siège dans les conseils d’administrations de plusieurs grandes entreprises dont l’aéroport de Genève et la banque Société Générale.
A lui de dire au peuple algérien, d’où vient son argent ? et là le mouvement El Mouwatana devrait nous éclairer, au lieu de rester confiné dans un sujet consommé, n’attirant plus d’audience.