Le sionisme, ce mal qui ronge l’humanité

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L’Europe, en particulier la France ainsi que les Etats Unis d’Amérique, sont de plus en plus sous le diktat des lobbys du sionisme, omniprésents dans les sphères des pouvoirs décisionnels
Macron, girouette du CRIF
La démission du désormais ancien ministre français de l’Ecologie, Nicolas Hulot, serait selon certaines sources, le résultat des attaques successives des tentacules de l’entité sioniste, en premier lieu, le CRIF, qui joue l’instrument politique du sionisme dans l’hexagone. Il exercera en été des pressions sur les autorités portuaires et sécuritaires françaises pour empêcher la Flottille de la Liberté d’accoster à Paris, et s’acharnera à travers ses tentacules sur le maire de Vandoeuvre, dont la ville avait décidé d’honorer le combattant palestinien Marwan Al Barghouti, considéré comme le Mandela palestinien. Les pressions ne s’arrêtent pas là, puisque les organisateurs de l’université d’été des mouvements citoyens ATTAC et CRID, ont fait aussi l’objet de marchandages pour faire sauter l’atelier consacré à la cause palestinienne et le mouvement BDS.
Al Jazeera censurée, par le lobby sioniste aux USA
Le média français Le Monde Diplomatique révèle, il y a quelques jours, que la chaîne qatarie d’Al Jazeera a été contrainte de céder à la pression des lobbys sionistes et ne pas diffuser un documentaire, sur les activités des associations inféodées à l’entité sioniste aux USA, réalisé par un jeune britannique juif. Il s’agit de James Anthony Kleinfeld, dit «Tony», jeune Britannique juif, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, s’investit et côtoie durant cinq mois «le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël» aux Etats-Unis, comme The Israel Project (TIP) ou l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), explique Le Monde diplomatique .
Le jeune homme devient ainsi un familier des cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants pro-israéliens. «Avenant, chaleureux, efficace, il [Tony] gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les éléments de langage convenus. Et leurs confidences sont explosives», prévient Alain Gresh, ancien rédacteur en chef de la publication, dans son article du Monde Diplomatique. Selon ses dires, il est lui-même le seul journaliste français à avoir pu voir ce documentaire grâce à l’un de ses amis basé dans le Golfe.
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Comme dans les meilleurs films d’espionnage, Tony est en réalité un infiltré, en mission pour la chaîne qatarie Al-Jazeera, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Alain Gresh explique : «Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire.»
Mais, alors que le contenu du documentaire pourrait mettre à mal les pratiques des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis, la chaîne qatarie a finalement gelé sa diffusion pour ne pas attirer leurs foudres sur le Qatar. Depuis plus d’un an, l’émirat est déjà dans une position difficile en raison de la crise qui l’oppose à l’Arabie saoudite.
Même si, selon Alain Gresh, la diffusion du documentaire aurait constitué un événement médiatique, le Qatar aurait toutefois choisi de la reporter sine die, «obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble».
Selon les informations du journaliste, Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de Steve Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire lors d’un déplacement qu’il a effectué à Doha. «Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient», analyse Alain Gresh.
Toujours selon l’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, les acteurs du lobby pro-israélien qui se confient à Tony dans le documentaire ne sont pas avares de confidences et racontent leurs méthodes : délation, harcèlement, guerre psychologique, calomnie, pressions professionnelles, tous les moyens seraient bons pour intimider les personnes hostiles à la politique israélienne ou favorables à la cause palestienienne dans les entreprises ou sur les campus américains.
«Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des Affaires stratégiques israélien», explique Alain Gresh qui cite la directrice générale du ministère. «En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux», avait déclaré Sima Vaknin-Gil lors d’une conférence à l’Israeli American Council (IAC), avant d’ajouter : «Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes.» la directrice générale allait même jusqu’à affirmer : «Nous avons la FDD [Fondation pour la défense des démocraties] et d’autres qui travaillent [pour nous].» La FDD est un think tank néoconservateur basé à Washington. Or, comme le précise Alain Gresh, selon la loi américaine, «les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches», se demande-t-il.
Les droits de l’homme s’arrêtent à la frontière de la Palestine Occupée

L’avocat de Salah Hamouri, un citoyen français de père palestinien, est en détention administrative depuis un an en Israël sans que l’on connaisse les faits qui lui sont reprochés. Son avocat se confie au média russe RT France, et dénonce une détention arbitraire.
Arrêté le 23 août 2017 à Jérusalem où il réside avec femme et enfant, l’avocat français Salah Hamouri, 33 ans, est détenu par Israël depuis un an sans aucune explication. Pour son avocat Bérenger Tourné, invité sur le plateau de RT France ce 25 août, la détention administrative de son client, prolongée jusqu’au 30 septembre minimum, relève de l’«arbitraire», aucune justification n’ayant été fournie par la justice israélienne. Cette détention a d’ailleurs été déclarée illicite le 25 avril dernier par le Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies (HCDH). Mais pour Bérenger Tourné, «les droits de l’homme s’arrêtent là où commence le territoire d’Israël».
L’avocat de Salah Hamouri a toutefois une idée de la raison pour laquelle Israël veut priver de liberté ce citoyen français. Ce dernier venait en effet d’obtenir son diplôme du barreau et comptait se consacrer à la défense des très nombreux prisonniers palestiniens détenus injustement par Israël. Cela fait du jeune magistrat français «un détenu politique», selon son avocat. Pour son épouse Elsa Lefort, interviewée par le site Middle East Eye, «tout est fait pour contraindre Salah Hamouri à quitter la Palestine».
Maintes fois sollicité par les proches et les soutiens de Salah Hamouri, le Quai d’Orsay a publié le 23 août un communiqué de presse pour exprimer sa préoccupation sur la prolongation de sa détention. Le Quai d’Orsay assure que le président de la République et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ont «évoqué» la situation de Salah Hamouri avec le Premier ministre israélien à plusieurs reprises : «Ils ont demandé qu’il soit mis fin à sa détention administrative, qui ne lui permet pas d’avoir connaissance des charges retenues contre lui.»
Mais ce communiqué ne convainc pas Bérenger Tourné, qui le qualifie de «lamentable». Pour l’avocat de Salah Hamouri, la France, forte de la décision du HCDH, «aurait dû taper du poing sur la table et exiger la libération de notre concitoyen». Elsa Lefort s’est également indignée de la faiblesse des mots employés par les autorités françaises à propos de la situation de son mari.
Entre 2005 et 2011, Salah Hamouri avait déjà fait sept ans de prison en Israël sur la base d’un simple soupçon. Il était accusé d’avoir projeté d’assassiner un rabbin d’extrême-droite, mais aussi d’appartenir à une organisation proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement nationaliste palestinien de gauche engagé dans la lutte armée contre Israël. Il a toujours clamé son innocence.