Les algériens sans frontières et le drapeau des martyrs

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La Conférence nationale organisée par Algériens sans frontières s‘est tenue le 09 et 10 Novembre à Genève en Suisse.
Est- ce une coïncidence ou le simple fruit du Hasard la salle de Conférence se situe en face de la représentation diplomatique des Etats Unis à Genève, une battisse imposante, qui vous donne cette impression que l‘oncle Sam vous protège ou vous surveille ( nous vous laissons le soin de choisir selon que…).
La salle de conférence en elle-même est spacieuse avec une participation importante d‘intervenants venant d‘horizons différents: une délégation des États Unis et Canada ainsi que de divers pays d‘Europe occidentale.
À première vue tout semble avoir été organisé dans un souci d‘efficacité quand le regard s‘arrête estomaqué sur le drapeau national posé sur le côté au milieu de la salle estampillé dans sa partie blanche d‘une lettre YAZ en gris, 30ème lettre de l‘alphabet berbère qui orne le drapeau berbère aux trois bandes horizontales bleue,verte et jaune.
Le YAZ est le symbole de l‘amazighité et certains voient en lui un symbole de <>.
Le blanc de notre drapeau national représente la pureté et aussi la paix mais venir estampillé de cette manière c‘est une marque d‘ignorance de l‘histoire de notre pays et de ses valeureux martyrs.
À cette personne qui a osé estampillé la blancheur du drapeau national soulevé par nos martyrs, nous tenons à lui rappeler que le premier martyr à avoir soulevé le drapeau national comme le rappelle si justement notre grand Kateb Yacine dans son chef d‘oeuvre Nedjma , c‘est Bouzid Saal un kabyle âgé de 20 ans qui le 08 mai 1945 ose soulever pour la première fois le drapeau national devant le café de France ( tout un symbole!), un certain colon du nom d‘Olivieri commissaire de police à Setif lui ordonne de lâcher immédiatement son drapeau. Des policiers le chargent pour lui arracher son drapeau mais ils n‘arrivent pas à le rattraper alors ils tirent sur lui. Blessé à l‘épaule il tombe mais voilà qu‘il se relève le bras tendu avec le drapeau qui flotte de nouveau au dessus d‘une foule de colons pris de panique. A ce moment Olivieri tire , Bouzid Saal s‘effondre pour de bon. On le retrouve mort le drapeau serré fortement dans sa main meurtrie, une balle dans la tête.
L’Algérien