Les défis économiques : Les solutions préconisées par Chakib Khelil

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L’Algérie est confrontée à moyen et long termes à de multiples défis, à savoir la géopolitique, liée aux tensions que connait notre environnement sur les plans politique, sécuritaire et économique, la crise économique mondiale et ses répercussions sur notre économie, ainsi que les moyens à mettre en place pour promouvoir les différents secteurs économiques, en vue de faire face aux besoins de la population en nette évolution, et à cet épineux problème devenu fatalité à savoir la dépendance outrancière des revenus pétroliers, en pleine fluctuation, ces derniers temps, et par voie de conséquence, préserver le caractère social de l’Etat algérien, toute une réussissant de rendre l’économie algériens émergente et plus performante .
Pour mettre la lumière sur les dangers qui menacent l’économie algérienne, jumelées à un immobilisme qui caractérise l’action gouvernementale, AlgérieTouteHeure a jugé utile de revenir aux solutions préconisées par l’ancien ministre algérien de l’Energie,ChakibKhelil, qui demeurent jusqu’à ce jour seules solutions appropriées touchant la globalité du modèle économique et mises sur les canaux de la médiatisation, par des experts économiques nationaux.
Les solutions préconisées par l’ancien ministre de l’Energie s’articulent autour de la promotion des investissements nationaux et étrangers, le changement de la politique des subventions, et le démantèlement du circuit informel, principal frein, à la création d’une économie compétitive et émergente, basée sur l’effort et la créativité.
Pour ce qui est du premier volet, Chakib Khelil estime que l’investissement, est la seule solution pour inverser la tendance actuelle, axée sur la dépendance sur les revenus des hydrocarbures, pour financer les projets d’investissements, mais l’investissement devra toucher les activités économiques de l’agriculture , l’industrie, le tourisme, et les services, en plus de celles de l’énergie.
Chakib Khelil se basant sur des chiffres officiels communiqués par des organismes nationaux et internationaux en matière de rentrées en devises pour les produits exportés hors hydrocarbures, préconise l’implication effective des secteurs public et privé algériens, et internationaux, tout en améliorant le classement du climat des affaires dans le pays(154ème) actuellement, en visant une place parmi les 50 premiers pays de la planète, simplifier la législation, créer une banque de données pour faciliter l’accès à l’information.
Pour Chakib Khelil, booster l’investissement étranger, nécessite au préalable de s’attaquer en premier lieu à l’actuel système de subvention des produits de première nécessité et au diktat du marché informel. Selon Chakib Khelil, le système de subvention actuel profite en premier lieu aux producteurs étrangers, au détriment des producteurs nationaux, public et privé. Réviser l’actuel système de subventions, permettra aux producteurs nationaux, public ou privé, de bénéficier d’un financement important pour booster la production nationale, appelée à satisfaire les besoins du pays et puis d’exporter ensuite vers d’autres marchés, en plus de ses opportunités de création d’absorber le chômage au sein de la population.
Booster l’investissement étranger, nécessite aussi des mécanismes pour démanteler le marché informel, appelé à intégrer le circuit légal, en vue de capter les colossales sommes d’argent qui échappent au contrôle de l’Etat. L’ancien ministre de l’Energie insiste aussi sur la nécessité de revoir cette règle de 51/49, élaboré selon lui sur une instrumentalisation politicienne, sans rentabilité politique. Instaurer une politique de fiscalité efficiente permettra à l’Algérie, de renflouer ses caisses, de créer de centaines de milliers de postes d’emplois, d’attirer plus d’investissement compte tenu de l’attractivité du marché algérien.
Pour ce qui est de l’actuel système de subvention des produits, Chakib Khelil révèle que ce système consomme annuellement 39 milliards de dollars, et demeure un danger permanent pour les réserves de change du pays, en perpétuelle baisse depuis 2015, date du début des chutes des prix du pétrole.
Il insiste dans le même contexte sur la nécessité de la mise en place de bureaux de change contrôlés par l’Etat pour capter les devises incontrôlés actuellement , la création d’une banque algérienne internationale pour capter l’épargne de la communauté algérienne, établie à l’étranger d’un montant de 2,4 milliards de dollars loin de celui engrangé par le Maroc, estimé à 7 milliards de dollars, la création d’un nouveau dinar d’une valeur identique à l’actuel, permettant aussi de collecter l’argent de l’informel d’une valeur estimée à 50 milliards de dollars et qui échappent totalement au contrôle de l’Etat, , la focalisation sur les projets rentables, utilisation de l’économie de l’échelle dans les projets, création de zones franches, dans deux au sud du pays, amélioration de coordination entre l’université et les opérateurs économiques, pour redynamiser et moderniser le marché de l’emploi, et le développement du sud du pays.

Pour Chakib Khelil, l’actuel système de subvention, ne profite aux classes vulnérables, qu’à hauteur de 25%, et au vu de l’évolution démographique que connaît le pays, le chiffre de 39 milliards de dollars connaîtra une hausse, par rapport aux rentrées du pays, d’où la nécessité de passer à un système de subventions ciblé, permettant aux couches sociales vulnérables de toucher des sommes d’argent susceptibles de leur assurer un pouvoir d’achat décent, et de permettre aussi à l’argent gagné des subventions d’être orienté vers la promotion de la santé et l’éducation des algériens, en plus de l’inversement de la donne permettant au secteur productif national, de gagner l’argent destiné aujourd’hui aux producteurs étrangers.
Pour Chakib Khelil, l’actuel système des subventions pèse aussi sur la consommation nationale de l’énergie, comme les carburants, où on consomme aujourd’hui 40% de notre production, 20% de plus que le chiffre enregistré au début de l’année 2000. Sur ce registre, l’Algérie perd 20% de production destinée à l’exportation au profit du marché intérieur ne générant aucune rentrée en devises.Même constat pour l’eau, le gaz et l’électricité, se désengager de les subventionner, permettra de mettre fin au gaspillage, et pérennisera la rationalisation de la consommation de l’énergie et de l’eau. Pour en arriver là, l’ancien ministre de l’Energie préconisera, un programme de communication cohérent et global pour impliquer la société civile et les médias, à ses solutions, en vue d’élargir et d’enrichir les débats, autour de ces questions, que sont l’investissement, les subventions, le marché informel, en vue de consolider un front national susceptible de relever les défis socioéconomiques et de permettre aux futures générations d’assurer un avenir meilleur.
M.Mehdi
AlgérieTouteHeure publie les grandes lignes des solutions préconisées par Chakib Khelil

Réduire progressivement la dépendance de l’Algérie vis-à-vis des hydrocarbures
Passer à une économie émergente et productive
Diversification des activités : agriculture, industrie, tourisme, pêche, et services
Création de richesses, pour se débarrasser du fardeau de l’importation
Caractéristiques géostratégiques, vaste du pays du continent, potentialités naturelles, matérielles, humaines, et attractivité économique (avantages fiscaux et parafiscaux)
Impérativité de se conformer aux normes internationales, à travers l’adaptation des lois algériennes, avec les lois internationales
Priorités nationales : emploi des jeunes, s’orienter vers la concrétisation des grands projets rentables, dans divers secteurs, avec comme objectif, la pérennisation de l’emploi
La réussite de ses objectifs dépend de la modernisation du système bancaire, qui permet d’assurer une gestion informatisée des services destinés aux entreprises et citoyens,indispensable à toute action prévue pour le développement national
Amélioration des gestions des infrastructures de base, comme les ports, les aéroports et les ouvrages routiers, ainsi que les moyens de transports, routiers, aéroportuaires et portuaires.
Internationalisation des entreprises algériennes, pour mieux assoir toute politique visant à booster les exportations
Création d’un environnement propice pour l’investissement productif et rentable, destinée au bien-être des algériens
A travers
1- Création de fonds spécial d’investissements pour les projets industriels structurants
2- Création d’une banque destinée au soutien des petits métiers et des micro-entreprises, pour la promotion de l’emploi des jeunes
3- Création d’un fonds de garantie, permettant aux citoyens d’avoir leurs logements via un financement de banques
4- Création d’une banque algérienne internationale, pour capter les avoirs et l’épargne des algériens à l’étranger, leur permettant de participer activement au développement du pays, et les lier davantage à l’Algérie
5- Rehausser le rôle de la bourse, pour qu’elle puisse être partie prenante dans l’économie algérienne.

6- Intégrer le circuit informel, dans l’économie nationale, pour mieux cerner les effets néfastes de l’évasion fiscale, et pour mieux contrôler la masse monétaire, échappant à l’activité formelle et à l’Etat.

7- La nécessaire institutionnalisation de la planification, pour mieux juguler et coordonner les actions et objectifs, visant un développement stratégique à moyen et long terme, indépendant des conjonctures et des mutations géopolitiques.
8- La nécessaire édification d’un cadre général, institutionnalisé, permettant une transition progressive, de la dépendance des revenus pétroliers, vers d’autres ressources, et permettant le passage vers un développement des énergies renouvelables, fondamental pour le devenir économique du pays.
9- Le recours indispensable aux bureaux d’étude et de consulting et à l’expertise, dans tous les secteurs d’activité, pour mieux maitriser les domaines économiques, techniques, environnementaux et financiers.