Les médias et la lutte sélective contre la corruption

191

 

 

«Emission impossible» présentée hier par BeurTv, aborda, les pratiques frauduleuses et maffieuses, du fils d’un ancien responsable du pays, et ses revenus gagnés grâces à des pratiques illégales, au niveau du port de Mostaganem, au détriment du Trésor public. Ceci, est la mission suprême d’un média, pour défendre l’intérêt public, et promouvoir la liberté d’expression, mais, il n’en demeure pas moins que le journaliste qui exhibait les documents de malversations, se versa depuis son intronisation de ce qui l’appelle lui-même travail journalistique d’investigations, dans le sélectif, en focalisant uniquement sur les personnalités dites proches du pouvoir depuis le début de l’année 2000, et ne souffle aucun mot sur ceux qui monopolisaient l’activité économique du pays, durant la décennie noire, comme c’est le cas pour un milliardaire issu de sa région, dont l’une  de ses entreprises, spécialisée dans l’acier, établie à Kouba à Alger, importait du sucre, sachant qu’une autre entreprise lui appartenant spécialisée dans l’agroalimentaire, demeurait intouchable au niveau du port de Mostaganem. Se baser sur les témoignages d’un ancien syndicaliste du port d’Oran, pour révéler des malversations, demeure un travail journalistique, insuffisant du point de vue professionnel et éthique, car ce syndicaliste, qui agissait de la même façon que les syndicalistes » corrompus », ne pourrait jamais tout donner pour nous guider à mettre à jour la vérité.

Au même titre que Rachid Malaoui, qui se présentait comme président du SNAPAP, alors qu’aux yeux du ministère du Travail, la personne en question « usurpe » cette qualité.

Pour rappel, l’éternel inscrit à l’université d’Oran, en l’occurrence Rachid Malaoui, dont les enfants sont établis à l’étranger, au même titre que les enfants des dirigeants algériens qu’il dénonce, avait bénéficié d’importants privilèges à Oran, ainsi que ses proches, sachant que le président de la république Abdelaziz Bouteflika, lui-même , l’avait congédié en 1999, lors de sa première visite de travail dans la wilaya d’Oran.

Donc, cessons de sous-estimer la maturité des algériens. A bon entendeur salut !