L’instrumentalisation à plein régime

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Tout porte à croire que l’instrumentalisation des grèves dans les secteurs de l’Education, la Santé, l’Enseignement Supérieur et l’intérêt suscité par les déclarations de la députée Naima Salhi, se versent dans l’impasse du pourrissement au lieu d’un débat responsable, objectif sur les questions qui intéressent les algériens.
Proprement dit, si certaines revendications de certains syndicats demeurent légitimes, et la liberté de débrayage confirmée par la Constitution algérienne, il n’en demeure pas moins que les élèves et patients demeurent les principales victimes et les otages d’un bras de fer qui oppose le gouvernement aux syndicats, ne donnera aucun vainqueur. Le pourrissement servira les intérêts de certains lobbys et groupis qui agissent loin des intérêts de la nation. La sortie farfelue aujourd’hui de Messaoud Boudiba, témoigne cette approche. Ce dernier déclare que certains cherchent à prolonger la grève dans le secteur de l’Education, sans les nommer. Il souiligna que le secteur a vécu trois années de stabilité, ce qui n’est pas le cas, puisque le secteur a été secoué par le scandale de la fuite d es épreuves du Bad, la recrudescence d e la violence à l’intérieur des enceintes scolaires, sans parler des cours de soutien devenus, commerce juteux au détriment des petites bourses, dont les syndicats affirment défendre le pouvoir d’achat des citoyens. De ce fait les élèves risquent d’avoir une année blanche, au même titre que les patients, dont la vie de certains est tributaire du service minimum.
Pour ce qui est de la déclaration de la députée Naima Salhi, il faut noter que cette sortie est jugée, incendiaire dans un pays qui aspire à consolider la cohésion sociale, mais n’aurait jamais pris cette tournure, qui ne fera qu’envenimer les tensions, dans un pays ou la question identitaire a été réglée par la Constitutioncanpest_454747313