Macron soutient les manifestations en Algérie et les réprime en France

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Des sources diplomatiques à Alger, révèlent que le Président français Emmanuel Macron communique trois à quatre fois par jour avec son ambassadeur en place à Alger, Xavier Driencourt, ancien patron de la DGSE, pour s’enquérir sur la situation en Algérie, à moins de deux mois de la présidentielle d’avril de 2019.
Selon les mêmes sources, l’actuel patron des services des renseignements français la DGSE, Bernard Emie, a séjourné la semaine dernière à Alger, qu’il a quitté mardi dernier, ou il a rencontré ses homologues algériens, avec lesquels il a abordé le prochain scrutin présidentiel, considéré comme un important rendez-vous pour les capitales occidentales. Il est à rappeler, que trois ambassadeurs français accrédités à Alger, avaient dirigé la DGSE, comme Bernard Emie, Xavier Driencourt, ou Bernard Bajolet. Selon toujours les mêmes sources le patron de la DGSE française
avait indiqué à ses homologues français que les dirigeants de son pays n’ont pas encore exprimé leur position vis-à-vis d’un cinquième mandat du Président Bouteflika, révélant au passage que l’information diffusée par un média marocain est infondée.
Par ailleurs, il faut souligner, que l’ambassadeur français Xavier Driencourt avait déjeuné mercredi dernier, avec l’ambassadeur US à Alger, John.B.Drehosher et ont abordé les prochaines présidentielles du 18 avril prochain.

Ces dernières informations confirment l’implication des services français dans ce qui se passe en Algérie, notamment sa stratégie non seulement de destituer le président Bouteflika, mais de cibler l’ANP, inébranlable ces dernières années, en ce qui concerne la volonté de certaines officines étrangères de l’impliquer dans des conflits régionaux comme la Libye ou le Sahel. Cette approche est confirmée par les analyses et informations diffusées par des médias français qui évoquent la « veille d’une révolution en Algérie ».Plus explicite, le média franco-marocain « Jeune-Afrique » a consacré sa dernière Une au Chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, le qualifiant d’être fidèle au Président Bouteflika et d’arbitre dans le prochain rendez-vous du 18 avril prochain.
Le président français Emmanuel Macron qui a tenté bien que mal de salir le mouvement citoyen français les Gilets Jaunes, qui ne revendiquait que l’amélioration du pouvoir d’achat des français et la levée de l’omerta de l’oligarchie, les qualifiant d’antisémites, compte bien entendu sur les manifestations en Algérie pour détourner l’opinion publique française. Sur ce registre, il vient de bénéficier du soutien de l’ancien député du Parti socialiste Julien Dray qui a appelé, dans une vidéo postée ce samedi, les Algériens à manifester massivement ce dimanche. «Demain (ce dimanche, ndlr), il y aura de nouvelles manifestations et elles risquent d’être gigantesques. Mon sentiment, et je le dis de manière un peu provocatrice, est qu’une deuxième révolution algérienne a commencé. Le mot d’ordre qui a parcouru toutes les manifestations était de ce point de vue-là fédérateur. Je ne crois pas que les choses puissent durer en l’état. Il y a effectivement des risques, il faut faire attention. Mais notre rôle à nous, maintenant, c’est d’être aux côtés du peuple algérien et de l’aider à construire enfin cette nouvelle Algérie», a affirmé ce pied-noir natif d’Oran.
«C’est un mouvement spontané. Je sais, tout le monde va nous dire les printemps arabes, les barbus, l’islamisme, mais ce n’est pas ça ce qui s’est passé. D’ailleurs, toutes les forces existantes ont été dépassées. C’est un mouvement quasi spontané qui ressemble un peu au mouvement des Gilets jaunes qui a touché l’Algérie», s’est encore lâché l’homme empêtré dans une affaire de détournement de plus de 350 000 euros et repêché par François Hollande.
«Pour la première fois, un mouvement spontané, gigantesque, a touché toutes les villes d’Algérie hier. Le peuple algérien s’est levé et a dit nous ne voulons plus d’un cinquième mandat de Bouteflika. Nous voulons changer, nous voulons vivre, nous voulons exister, nous voulons en finir avec cette corruption qui a gangréné l’Algérie et qui l’a empêchée de se développer alors que l’Algérie est un magnifique pays qui a d’énormes potentiels pour être un des pays les plus modernes d’Afrique», a argué Julien Dray, qui a adhéré au Parti socialiste au moment de l’avènement de François Mitterrand au pouvoir. Ce même Mitterrand à l’origine de la surmédiatisation du parti fasciste du FIS dissous qui visait l’édification d’un Etat théocratique
Le frère de Julien Dray était le chef d’un mouvement de jeunesse sioniste fondé en 1923, appelé Betar. «Avant la création de l’Etat d’Israël, il était le chef du mouvement de jeunesse du parti sioniste révisionniste, puis celui du Herout (Liberté, parti sioniste israélien de droite,ndlr) après la création de l’Etat», indiquent des sources françaises.