Makri, a-t-il une dent contre l’ANP ?

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La tribune postée ce dimanche par le chef du file de la Confrérie des Frères Musulmans , Abderrazek Makri sur son compte, est plus qu’intrigante, dans la mesure, ou celui qui est inféodé à la cause turco-qatarie, veut impliquer l’Algérie et son ANP, dans le bourbier libyen, devenu l’arène de la confrontation militaire entre le Qatar et la Turquie d’un côté et de les EAU, l’Arabie Saoudite et l’Egypte d’un autre côté ; matérialisée sur le terrain par le gouvernement de l’entente nationale de Fayez Sarradj de Tripoli et de l’Armée nationale libyenne du Maréchal Haftar de Benghazi, sachant que la confrontation médiatique est menée par les deux chaînes subversives à savoir Al Jazeera et Al Arabya.
Jusqu’à ce jour , la position algérienne consistant à trouver une solution politique entre libyens, loin de l’ingérence étrangère , est à saluer, dans la mesure où elle consacre l’un des principes fondamentaux du premier novembre, consacrant le droit des peuples à choisir leurs gouvernants loin du diktat étranger. Un principe que défend l’ANP, digne héritière de l’ALN, et qui ne compte nullement opérer à l’extérieur des frontières du pays, conformément à la Constitution algérienne.
Un principe qui dérange Abderrazek Makri et ses parrains qataris et turcs et qui depuis plusieurs années voient d’un mauvais œil, la coopération algéro-allemande et émiratie, dans le domaine de l’industrie militaire à travers l’unité Mercedes de Tiaret. Aujourd’hui, Makri évoque sans prétention aucune que les algériens sont contre les EAU et la France, en vue de blanchir le Qatar et la Turquie, sachant l’Algérie révolutionnaire ne peut en aucun cas suivre les régimes réactionnaires des Etats du Golfe, de la Turquie ou la France néocoloniale. Les algériens qui sortent chaque vendredi à la rue revendiquent le droit à la dignité, la prospérité ,le développement et l’indépendance dans la prise de décisions, et jamais l’allégeance à un axe, comme c’est le cas pour Makri et sa confrérie. Dont acte !