Makri, démasqué

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Cloué au pilori et pris de vitesse, par la dynamique politique allant dans le sens du verdict des urnes, mettant un terme aux quotas distribués par l’Etat profond dans un passé récent, le président du MSP Abderrazek Makri fait tomber son masque d’acteur ayant cautionné les réunions extraconstitutionnelles, en s’attaquant à l’installation de l’Autorité indépendante de l’organisation et surveillance des élections, tant revendiquée par le Hirak et l’opposition dont il prétendait faire partie, après avoir refusé de rencontrer le panel de médiation et de dialogue présidé par Karim Younes.
Est-ce les orientations de ses employeurs qataris et turcs? A première vue oui, car s’attaquer à la crédibilité de cette autorité qui vient d’être installée, signifie que Makri et son mouvement inféodé à la Confrérie des Frères Musulmans sachent pertinemment qu’ils ont peu de chances de convaincre le peuple algérien de leur projet politique, via les urnes, où de battre la mouvance novembriste qui a réussi grâce à cette communion peuple-ANP, à désamorcer les bombes du diktat de l’Etat profond, la Bande, et les officines néocolonialistes représentées par l’ancien colon, le Qatar et la Turquie