Manifestations pré-présidentielles 2019 : La main de « Rab Dzair »

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Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique algérienne, les dernières manifestations organisées les 22 et 26 février, en cours, pour barrer la route au Président Bouteflika à briguer un cinquième mandat, portent la signature de l’ancien patron du DRS, le général Toufik, connu par le soubresaut de « Rab dzair » à Alger, déchu par le président Bouteflika le mois de septembre 2015.
Ces mêmes manifestations, seraient pour ces mêmes observateurs, liées à la conférence nationale que compte organiser le Président Bouteflika, en cas de sa réélection pour un nouveau mandat. Une conférence qui mettra fin au tutorat sur le peuple algérien exercé par un clan tenant les rênes du pouvoir depuis 1990, dont les victimes au sommet de l’Etat ont pour nom les présidents Boudiaf et Zeroual. D’ailleurs, l’empreinte de l’ancien patron du DRS, est perceptible dans cette manœuvre de faire bouger certaines associations estudiantines, syndicales et politiques, et individus ubuesques, comme les Nekkaz et « Spécifique » inféodés à sa cause. Sur ce registre, l’ubuesque Nekkaz a été utilisé pour dénigrer l’ancien SG du FLN, Amar Saadani, au lendemain de son appel pour l’édification d’un Etat civil, initié par le Président Bouteflika, et ses critiques à l’adresse, de l’ex désormais patron du DRS. Ces manifestations, nous rappelle celles de l’été 1988, portant aussi la signature de l’ancienne SM, déstructurée par le Feu Président Chadli Bendjedid en 1987. Le président Bouteflika l’aurait bien compris et avait anticipé, en limogeant des hauts gradés de l’armée, au lendemain du scandale de la saisie des 701 kg de cocaïne au port d’Oran.
Selon toujours les mêmes observateurs, les manifestations visant la confusion et les troubles, sont soutenues financièrement par Issad Rabrab, à l’origine des évènements de la Kabylie en 2001 et les troubles de janvier 2011, portant la connotation chaotique du « printemps arabe ». Ce mardi, le Chef d’Etat-Major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, l’a bien résumé en disant » ceux qui chantent la démocratie veulent ramener les égarés » allusion faite à ceux qui ont échoué à instaurer un Etat théocratique durant les années 90, de la décennie noire.
Ainsi, il est bien clair, que les candidats à la présidentielle d’avril prochain, qui appellent le président sortant à partir, n’ont rien proposé aux algériens, en matière de programmes, sauf cette obsession politicienne maladive et slogan » non au 5ème mandat », nous rappelant le même scénario précédant la présidentielle d’avril 1999. Si les manifestations demeurent un droit légitime et constitutionnel, pour dénoncer les prédateurs, il n’en demeure pas moins que les critiques devront non seulement toucher ceux qui gravitaient autour du président Bouteflika, depuis 1999, mais aussi les lords et seigneurs de la décennie noire du terrorisme, et qui contrôlaient même les plats de nutrition des algériens, au même titre de la nomenklatura des années 80.
Il est également inadmissible, d’instrumentaliser l’ingratitude et la haine vis à vis du président Bouteflika, dont le dévouement pour la patrie n’est plus à présenter. La campagne de  » diabolisation » que mène actuellement les néocolonialistes à son égard à travers les médias de la Mainstream, les réseaux sociaux, et leurs larbins, est une parfaite illustration de la valeur de cet homme d’Etat, qui même affaibli physiquement, est en train de damer le pion aux dirigeants de la DGSE, Quai d’Orsay et Palais de l’Elysée, qui viennent de déclasser son dossier après avoir fuité des informations sur son état de santé, en violation de la déontologie médicale et des valeurs humaines