MCO et ASMO : Deux clubs phares d’Oran, pris en otages

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Pour un nombre important de sportifs à Oran, en particulier, les deux clubs phares d’Oran, à savoir le MCO et l’ASMO, seraient des clubs maudits par les responsables locaux, ayant succédé aux responsabilités, dans la capitale de l’Ouest, depuis bientôt trois décennies.
Les supporters , fans et sympathisants du MCO, ont vécu ces derniers jours sur le rêve de voir leur équipe favorite, reprise par la filiale de Sonatrach, Hyproc, après la démission du désormais ancien président démissionnaire Belhadj, dit Baba, propulsé sur le devant de la scène footballistique, par le concours des circonstances de la rétrogradation des valeurs , de l’incompétence et du slogan de l’homme qu’il ne faut pas à la place qu’il faut. L’arrivée d’Hyproc, lancée en grande pompe par le wali d’Oran, Mouloud Cherifi, ce dimanche, qui susciterait de l’optimisme chez les fans du MCO, pour un avenir prometteur du club, devient une chimère le jour d’après, après le désistement non déclaré d’Hyproc, et l’intronisation d’un inconnu à la tête du club, à savoir Klaouzene, comme président, à la grande stupéfaction et insatisfaction des amoureux du club qui crient à l’injustice des responsables qui continuent de sous-estimer le football oranais, dont les deux clubs censés jouer les premiers rôles, avaient échappé in extrémis du purgatoire .
Ce revirement confirme pour beaucoup d’oranais, que le wali d’Oran vendait « du vent » aux supporters du club qui demeure otage de certains individus, dont certains supporters virulents qualifient de « bande » censée disparaitre comme ça été le cas pour la bande emportée par le Hirak.
Aujourd’hui, on s’interroge sur le refus de la Sonatrach, de reprendre les rênes du MCO, dont l’annonce a été faite, il y a plusieurs années par l’ancien Premier Ministre Abdelmalek Sellal. L’Etat est-t-il impuissant face aux actionnaires du club, où y-a-t-il de la complaisance de certains responsables locaux pour « couvrir » des pratiques de gestion ?
Les responsables sont appelés à sortir et s’expliquer sur ce refus, qui confirme deux hypothèques, une mauvaise gestion financière du club depuis des années, liée à la non-justification des dépenses des subventions accordées par l’Etat, ou bien, cette ville qui accueillera les JM 21 , dans deux ans, fait face une campagne hostile non déclarée, pour que ces deux clubs demeurent en marge de l’épanouissement et le développement susceptibles, de leur permettre d’être présents dans les grands rendez-vous footballistiques nationaux et même continentaux.
Pour ce qui est de l’autre club phare d’Oran, à savoir l’ASMO, considérée comme pépinière de talents, il y a des décennies, rien n’augure un bel avenir pour ce club, dans la mesure, où il demeure aussi otage d’individus, qui n’ont rien apporté sur le plan de développement de cette association, soit les résultats, soit un projet sportif. Ainsi, le club qui avait habitué les algériens à remporter des titres dans les catégories des jeunes, devient aujourd’hui un club quelconque de seconde zone, d’où il est nécessaire aux amoureux du club, supporters et anciens joueurs, d’unifier leurs efforts pour sortir le club du bourbier de la médiocrité imposé par des individus incompétents.

La régression des deux clubs d’Oran, serait liée à la mise à mort sportive programmée de toute la wilaya, qui enfantera au fil des années précédentes de grands champions et sportifs ayant fait la fierté de toute l’Algérie. A ceux qui ne sont pas d’accord, de nous démentir, par l’argument.