Mihoubi se verse dans le populisme rétrograde

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Le candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, le SG par intérim du RND, Azzedine Mihoubi, a promis à partir de Mascara d’officialiser la date du 27 novembre, date de fondation de l’Emir Abdelkader, une journée nationale. Une promesse électorale de mauvais goût pour un candidat qui s’est opposé à la réalisation d’un film sur l’Emir Abdelkader, lorsqu’il était ministre de la Culture. Azzedine Mihoubi avait justifié cette interdiction par l’absence d’un bon scénario, mettant en exergue l’importance du parcours de celui qui a été qualifié du personnage du dix-neuvième siècle. Mais, le candidat a bel et bien accepté de financer le film d’Ahmed Bey, lié à l’empire ottoman beaucoup plus que l’Algérie, à l’opposé de l’Emir Abdelkader, pionnier de la résistance algérienne. Azzedine Mihoubi a financé le film d’Ahmed Bey, malgré son coût, au moment, où lui-même brandi le prétexte de l’austérité imposée par la crise économique. Aujourd’hui, le candidat devrait dire aux algériens combien a touché l’acteur français, Gérard Dépardieu, pour jouer dans ce film, et pourquoi ; on aurait choisi un scénariste syrien pour cette production cinématophraphique.« Depardieu est un ami de l’Algérie…Sa vie privée ne nous concerne pas. Nous n’allons pas le lâcher », disait Mihoubi. Ceci dit, Mihoubi se verse dans un populisme rétrograde, il aurait dû honorer l’œuvre de l’Emir Abdelkader, quand il était ministre de la Culture, ou ministre de la Communication.
A bon entendeur
M.Mehdi