Ne pas duper le peuple

263

Les évènements qui secouent l’Algérie nous révèlent au grand jour le niveau et la qualité de nos politiques pros et opposés Bouteflika, pour ne pas dire système, car ils ont fait partie depuis l’indépendance. Pour mieux éclairer l’opinion publique algérienne, Algérietouteheure.com a jugé utile de tracer un tableau sur les mœurs politiques qu’incarnent les politiques pros et opposés à Bouteflika et les réseaux dormants de l’Etat profond.

Silence, on tire sur l’ambulance
La proposition du Chef d’état-major de l’ANP, le Général des corps d’armée, Ahmed Gaid Salah, pour l’application de l’article 102 de la Constitution, le considérant comme la solution la mieux indiquée pour sortir de la crise politique, a rapidement révélé aux algériens cette culture politique de l’estocade de certains acteurs politiques, considérés comme pros ou proches du Président Bouteflika, à commencer par Ouyahia,Chiheb Seddik Sidi Saïd, Amar Ghoul, Amara Benyounes,Abdelmalek Sellal certaines figures du FLN et du FCE, et qui chantaient quotidiennement par enchantement le mot-clé « Fakhamatouhou » et qui appelaient, il y a moins d’un mois le Président sortant à se présenter pour un cinquième mandat, malgré son état de santé affaibli, considéré comme un handicap pour diriger le pays, par un nombre important d’algériens et d’étrangers.
Honneur patriotique

Si le Chef d’état-major, considéré comme fidèle et homme de confiance de Bouteflika, sa sortie est jugée honorable pour un homme qui préférera se positionner pour les intérêts suprêmes du pays, que de se tenir aux côtés de son ami président qui avait lui-même annoncé qu’il renonçait à briguer un nouveau mandat, l’estocade d’Ouyahia, Sidi Said, Seddik Chiheb,Amar Ghoul, Amara Benyounes, Said Abaddou de l’ONM et autres membres du FCE, qui se sont sucrés au dos du peuple algérien, est à condamner à plus d’un titre car les malheurs du peuple algérien durant les deux dernières décennies venaient de ce conglomérat, intronisé par l’Etat profond, avant même l’arrivée de Bouteflika au pouvoir. Ce conglomérat politicien, représenté par Ouyahia, Sidi Saïd, Ali Haddad, était à l’origine d’un programme de prédation appelé Partenariat-Public-Privé PPP, et qui coûtera le limogeage à l’ancien Premier ministre Abdelmadjid Tebboune.
Le successeur du martyr Abdelhak Benhamouda, en l’occurrence Abdelmadjid Sidi Saïd, patron de la Centrale syndicale, depuis 1998, avant même l’intronisation du Président Bouteflika à la tête de l’Etat algérien, a été même cité dans le scandale du siècle à savoir Khalifa, lorsqu’il était membre du Conseil d’Administration de la CNAS.
Les responsables de cette dernière à cette époque-là se sont permis le luxe de transférer l’argent des assurés d’une banque publique vers celle de Khalifa, sans être inquiétés outre mesure. Même constat pour Amar Ghoul, patron du parti TAJ, transfuge du MSP, lié également au scandale de l’autoroute Est-Ouest. Celui qui jubilait lorsqu’il jouait au ballon avec « Rab Dzair » s’est retourné rapidement la veste, dès l’annonce de la solution de l’application de l’article 102. Ces girouettes qui passent d’une crèmerie à une autre, doivent disparaitre du circuit politique algérien tout en rendant compte aux algériens
Puis vint cette opposition au Président Bouteflika, et qui a longtemps fait partie des gouvernements Bouteflika, comme Ali Benflis, Rahabi,Bahbouh, Benbitour les ministres du MSP et du RCD, lors du premier mandat du président sortant. Cette même opposition a toujours fait partie des institutions de l’Etat, comme l’APN, pour le FFS, le PT, ou le parti d’Abdallah Djaballah. Certaines personnalités de cette » opposition » a participé aux différentes élections organisées par le système qu’elle condamne aujourd’hui, comme les présidentielles, les législatives et communales, pour les Benflis, Hanoune, Makri,ou Djaballah. Même remarque pour Me Mustapha Bouchachi, qui siègera à deux reprises au sein de la Chambre basse du parlement. Me Bouchachi a même défendu bec et ongle celui qui avait pillé les algériens à savoir, Abdelmoumen Khalifa. Sur ce registre, il fait signaler, que celui qui veut s’identifier comme le principal porte-parole des manifestations, n’a pas encore répondu aux écrits l’accusant d’avoir touché de l’argent de la part d’une ONG américaine, destiné à la LADDH , l’instrument d’activisme de défense de la thèse « Qui tue Qui »( voire le livre Arabesque , édition algérienne, de l’auteur algérien Ahmed Bensaada). Puis, il y a Me Mokrane Ait Larbi ; qui siégera aussi dans des institutions du système, devenu rapidement un système banni.
Pour ce qui est de l’Etat profond, décrié par l’ancien SG du FLN, Amar Saidani,et écarté par le Président Bouteflika en 2015, dans le but de mettre fin à l’Etat parallèle, tout semble indiquer qu’il est derrière les manifestations qui ne sont nullement spontanées, de l’avis même des experts internationaux de renseignements.
La preuve, la campagne médiatique de dénigrement à l’encontre des symboles de l’actuel système de gouvernance, menée à travers les médias et les réseaux sociaux inféodés à cette cause, n’est nullement un travail d’amateurs ou de simples utilisateurs d’instruments de communication, mais de professionnels qui ont été formés par des laboratoires comme celui de Canvas, à l’origine de la chute des régimes de l’Europe de l’Est, ou ceux ayant détruit la Libye, la Syrie et un degré moindre, la Tunisie et l’Egypte. L’apparition de symboles comme le poignet d’otpor, ou de séparatisme chers au MAK de Ferhat M’henni, sont là pour confirmer que ceux qui se cachaient derrière les revendications légitimes d’une grande majorité du peuple algérien, pour une vie digne, libre et démocratique, cherchaient en premier lieu à casser cette union sacrée du peuple avec son armée. L’objectif recherché, c’est de démanteler l’Etat algérien et son socle principal l’ANP. Et là, il est important de signaler, que les réseaux dormants de ce mouvement, à la solde des officines étrangère et hostile à l’Algérie, a rapidement réagi, et en masse ce mardi à la proposition de Gaid Salah, pour l’application de l’article 102 de la Constitution, en revendiquant son départ, ce qui prouve que la revendication de s’opposer à un cinquième mandat de Bouteflika n’était qu’un prétexte pour déstabiliser le pays, en touchant en premier lieu l’orgueil et la fierté des algériens qui ne digéraient plus de voir leur président représenté par un portrait brandi par un cercle qualifié de maffieux et de pilleurs des richesses de l’Algérie.
La main de l’Etat profond est bien visible, en ce qui concerne les manifestations des syndicats et organisations dits autonomes, comme ceux de l’Education, de la Santé, des imams et récemment des avocats et magistrats, dont les revendications ne se limitaient jusqu’à la fin du mois dernier, pour ce qui est de l’éducation à la gestion des œuvres sociales et l’augmentation des salaires.
C’est même syndicats dont certains continuaient à être appelés bizarrement syndicats des travailleurs de l’éducation, n’ont jamais proposé un modèle d’enseignement dépassant les freins idéologiques pour propulser nos enfants vers le monde du Big Data. Idem, pour les syndicats des magistrats, douanes et impôts dont l’activité est liée aux scandales de la corruption, l’injustice et l’arbitraire. Parler de l’Etat profond, c’est aussi, évoquer les Lords de la décennie noire du terrorisme, qui exerçaient une OPA sur tout ce qui touche l’algérien, les denrées alimentaires, comme le blé, le sucre, l’huile et les médicaments. Aujourd’hui, il est condamnable à plus d’un titre de voir les enfants des lobbys de l’import-import et de ceux qui ont démantelé le tissu économique du pays, défilaient sur les rues d’Alger et d’Oran, revendiquer le départ du système qui les a durant des décennies nourri et enfanté au détriment des millions de jeunes algériens qui bravaient la mort, via des embarcations de fortune pour rejoindre l’autre rive de la Méditerranée, sans parler de ceux assassinés par la nébuleuse terroriste et qui se sont sacrifiés pour la république, au moment où certains se cachaient dans les salons climatisés d’Alger ou de Paris.

Les médias, en sont aussi responsables
Les médias algériens en sont aussi responsables de la déliquescence et du pourrissement, de la situation, via la propagation de cette culture sulfureuse de l’obscurantisme, visant le racolage de l’audimat, sans se soucier des répercussions des programmes diffusés sur le comportement des algériens. Aujourd’hui, on constate que les médias qui propulsaient l’endoctrinement, l’obscurantisme et le charlatanisme, se sont engagés dans la feuille de route de changement du système pour restaurer un Etat démocratique et libre. Ainsi, un média algérien qui nous présentait un charlatan comme un guérisseur, ainsi qu’un escroc comme un inventeur de remède d’un médicament pour le diabète, s’active ces derniers jours à devenir le média algérien, numéro un , en matière de proposer aux algériens, des débats politiques, pour booster les acquis démocratiques, au même titre qu’un autre média concurrent qui se distinguaient par les sulfureux reportages de dénigrement des personnalités et de la défense des thèses claniques au détriment de la noble mission de la profession.
Cette obsession à faire l’impasse sur la gestion des années 90
Les cercles qui diabolisent aujourd’hui, la gouvernance de Bouteflika, font l’impasse sur la gestion des années 90, marquée, rappelons-le par le démantèlement du tissu économique du pays sur injonction des instances financières de Bretton Woods, l’endettement du pays, la main basse des lobbys de l’import-import et des Lords de guerre, ainsi que les fraudes électorales ayant propulsé l’ancien président démissionnaire Liamine Zeroual, ainsi que le RND et Ahmed Ouyahia. Ceux qui réclament le limogeage des personnalités ayant exercé durant le règne de Bouteflika, de toute responsabilité politique, tout en épargnant celle des années comme Me Bouchachi, ont quelques choses à se reprocher, comme d’avoir fait partie de st-Egidio, ou d’avoir bénéficié des dividendes de la décennie noire.
Paris, Londres, Istanbul et Doha, ne sont pas des terres de révolution
Beaucoup d’activistes algériens ont élu quartier à Paris, pour les séparatistes et néocolonisés, Londres, Istanbul et Doha, pour les intégristes du FIS dissous et les déserteurs. Ces activistes, inféodés à des agendas de certains pays tentent bien que mal de s’incruster au sein de la société algérienne à travers un discours pervers et subversif, encourageant la violence verbale, l’invective et l’insulte, comme ça était constaté au niveau des écrits diffusés sur les réseaux sociaux. Sur ce registre, il faut bien signaler, que les Boualem Salsal, Ferhat M’henni, les résidus du FIS comme Mourad Dhina ou Larbi Zitout, Hafid Derradji et Khadidja Benguenna, ne sont que des instruments au service de certaines officines et jamais au service de l’Algérie et son peuple.
Enfin, on assiste à ce jeu politicien de diabolisation des uns et sacralisation des autres, et qui n’aura qu’un impact négatif sur le devenir du pays, s’il n’a y a pas une volonté commune de mettre les jalons à une Algérie débarrassée des querelles des conflits restreints et bas de clans.

M.Mehdi