Notre Dame et la Gabegie macronienne

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La France a été cette semaine au centre de l’actualité internationale, via plusieurs évènements, dont les acteurs principaux sont Emmanuel Macron, et les services français.
L’incendie de Notre Dame de Paris, dont les causes demeurent inconnues et inexpliquées objectivement, a été la bouée de sauvetage au président français Emmanuel Macron, pour sauver sa peau des critiques liées à son appui à l’offensive du Maréchal Haftar visant la capitale libyenne Tripoli, en violation des résolutions onusiennes, l’utilisation des armes françaises dans l’agression saoudienne du Yémen, l’arrestation en Tunisie de français armés détenteurs de passeports diplomatiques , ainsi que celles liées à son implication dans une réunion extraconstitutionnelle en Algérie.
Sur le plan intérieur, l’incendie permet au locataire du Palais de l’Elysée de retarder une allocution cruciale destinée à rassurer les français, à mi-mandat, quant à la préservation de leur pouvoir d’achat, et à cinq semaines des élections européennes.
Sur ce registre, la majorité des français ont été surpris de cette mesure de diminuer le taux des impôts à hauteur de 75%, pour ne pas dire une exonération, au profit des donateurs pour la réhabilitation de Notre Dame.
Pour beaucoup de français, cette mesure témoigne l’appartenance de Macron à un système inféodé aux banques, et aux grandes multinationales, au détriment des classes moyenne et vulnérable.
Les attaques menées contre le symbole de la contestation sociale à savoir les Gilets Jaunes, en l’accusant d’excès de violence, ou s’antisémitisme, n’ont rien abouti, ce qui aurait contraint Macron et son gouvernement à se cacher derrière l’incendie de Notre Dame pour ajourner son discours prévu le même jour de l’incendie, pour attirer la sympathie des français autour d’actions qu’il comptait lancer, pour jouer sur la fibre émotionnelle et représentativité d’un monument historique et spirituel pour les français.
Sur le plan extérieur, la ministre française des Armées Florence Parlycontinue de nier la vente des armes à l’Arabie saoudite et leur utilisation dans l’agression contre le Yémen. Cette sortie est intervenue dans le sillage des révélations de l’ONG Disclose concernant l’utilisation d’armes françaises dans le conflit au Yémen, qui contredisent la position officielle de Paris, la ministre française des Armées Florence Parly a répété, ce 18 avril, ne pas avoir «connaissance du fait que des armes françaises soient utilisées directement dans ce conflit». La même Florence Parly avait affirmé le 20 janvier 2019 mot pour mot la même chose, déclarant sur France inter ne pas avoir connaissance «du fait que des armes françaisessoient utilisées directement dans ce conflit».
Depuis, une enquête menée conjointement par l’ONG Discloseet la cellule d’investigation de Radio France a révélé le 15 avril dernier que la coalition armée menée par l’Arabie saoudite aurait fait usage d’armement français pour faire feu au Yémen, «y compris sur des zones civiles». Ces révélations mettent à mal la version avancée par la France pour justifier certains de ses contrats d’armement controversés. Cette même information a fait réagir l’Allemagne qui avait décrété un embargo sur la vente d’armes à Ryadh et qui exigera des explications de Paris dans la mesure où Berlin, est partenaire avec la France dans la fabrication de plusieurs armes. Pour ce qui est du Maghreb, la France est sur toutes les langues qui dénoncent son ingérence en Tunisie, Libye et Algérie. Sur ce plan, le ministre tunisien de la Défense, Abdelkrim Zoubeidi, avait annoncé mardi qu’une tentative d’infiltration de deux groupes armés français a été déjouée dans son pays. Selon lui, ces deux groupes voulaient traverser les frontières terrestres et maritimes entre la Tunisie et la Libye sous couverture diplomatique. Il s’agit de treize Français armés venus de Libye et munis de passeports diplomatiques. Ces révélations témoignent la mauvaise foi, la gabegie et le jeu trouble des français, qui sont accusés par le gouvernement libyen de l’Entente Nationale, d’être les principaux alliés du Maréchal Haftar, en compagnie des émiratis, saoudiens et égyptiens, dans l’offensive visant la capitale libyenne, en violation du droit international et des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. La France est aussi la cible des critiques en Algérie, accusée par les autorités algériennes de participation à une réunion extraconstitutionnelle, et de tentatives de parachuter ses pions pour s’accaparer du mouvement du Hirak, en vue de le récupérer pour servir à la mise en œuvre de ses plans néocoloniaux. Ses tentatives ont été vouées à l’échec, dans le sillage de cette communion peuple-ANP. L’échec de l’ancien colon incitera ses larbins à passer à l’escalade et la médiatisation des Fakenews, visant à semer le doute dans les esprits des algériens et le chaos dans le pays.