Où sont passés les dossiers de crédits des 530 milliards accordés à Mehri ?

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A l’heure ou tout un pays s’est plongé dans la lutte contre la corruption, les passe-droits et la dilapidation des deniers publics, AlgérieTouteHeure a réussi à franchir la muraille de la Banque publique BNA, via l’agence 640 de Bordj El Kiffan, ou l’homme d’affaires Mehri Djillali ait bénéficié de deux crédits de 180 et 350 milliards de centimes en 1998 et 1999,octroyés par l’agence BNA 640 de Bordj El Kiffan et la Direction Générale de la BNA en hypothéquant un immeuble à Oran, sans présenter le moindre document prouvant sa propriété. Lors de nos investigations, nous avons réussi à confirmer que les deux crédits d’un montant de 530 milliards de centimes n’ont jamais été remboursés, pire encore, il n’y a aucune trace de documents des deux prêts. Le subterfuge utilisé selon certaines indiscrétions est lié au passage de l’ancien système basic au nouveau système informatisé, ce qui témoigne sa toile d’araignée de cette mafia politico-financière qui a pris en otage les richesses de ce pays.
Pour en revenir confirmant cet holdup non déclaré, il faut se référer à la correspondance de la BNA agence 640, sise à l’Avenue 1 novembre à Bordj El Kiffan, répondant à la requête du président du tribunal d’El Harrach, en date du 22-03-2017, et qui estime que l’entreprise bénéficiaire des deux prêts au profit de Mehri Djillali, en l’occurrence la Siffan, n’est pas identifiée à leur niveau, confirmant qu’aucun document attestant son octroi de deux prêts.
Où sont passés les dossiers ? et qui remboursera les 530 milliards ? La question reste posée, et les autorités sont interpellées à mettre la lumière sur une pratique maffieuse, en vue de moraliser la vie publique, seule solution pour rapprocher le gouverné du gouvernant, en vue d’édifier un Etat de droit.
Pour en revenir à ces deux prêts accordés à la Siffan de Djillali Mehri, il est impératif d’évoquer l’immeuble 11, du Boulevard de la Soummam à Oran, et les menaces d’expulsion d’une quarantaine de familles oranaises, par la Siffan de Djillali Mehri, qui hypothéquera le bien censé intégré le patrimoine des Biens de l’Etat. Cette affaire défrayera de longues années la chronique oranaise, ou l’association portant le nom de l’immeuble, réussira à avoir la sympathie et la solidarité des forces vives du pays, qui voyaient dans cette affaire le retour des Pieds Noirs, dans un pays qui avait payé un lourd tribut pour se libérer du joug du colonialisme et ses larbins néocolonisés d’aujourd’hui.