Ould Kaddour, a-t-il menti au sujet de la raffinerie d’Augusta ?

2655

Selon un média algérien, la raffinerie d’Augusta achetée par la Sonatrach, devrait traiter 1,2 million/barils/jour de brut algérien et près de 700.000 tonnes d’huiles de base sont réservées au marché américain. Un détail important non communiqué par l’ancien PDG de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, et qui mettra en doute les bonnes intentions de ce dernier. Ainsi, l’Algérie continuera à importer au moins la moitié des besoins de son marché en huiles de base et lubrifiants, outre le recyclage des huiles usagées dans un pays maghrébin, la Tunisie, et en Italie.
Un autre détail non communiqué par Ould Kaddour , celui des zones de stockage des huiles de la raffinerie d’Augusta, détenues par l’OTAN. Ça sent déjà l’odeur de l’arnaque puisque jusqu’à présent, sept mois après l’officialisation de l’achat de la raffinerie transalpine, Augusta a redémarré progressivement en juin 2019, et l’Algérie n’a pas encore eu une seule goutte de son essence ni de gasoil. Il y a quelques jours, le ministre de l’Energie Mohamed Arkab avait affirmé que la réhabilitation des raffineries de pétrole en Algérie avait permis de relever leur capacité de production et de s’affranchir, à partir de cette année, de l’importation de carburants. Cela d’autant que pour l’année 2019, l’Algérie a enregistré une baisse de 25% de sa production qu’Augusta n’a pu combler, selon un rapport de situation de Sonatrach. Comme un malheur n’arrive jamais seul, Augusta est entrée en maintenance de 100 jours au lieu des 60 prévus à partir du 21 février 2019, indique le rapport, causant un manque à gagner de 353 millions d’euros sans compter une rupture des engagements envers les partenaires. La raffinerie d’Augusta aura causé au Trésor public une perte sèche de 1,2 milliard d’euros…
L’ancien PDG de la Sonatrach, Ould Kaddour, l’ancien ministre Mustapha Guitouni, devront sortir de leur mutisme pour expliquer aux algériens, la rentabilité de l’achat de la raffinerie d’Augusta, que les grandes compagnies pétrolières européennes, pourtant proches et qui doivent couvrir une demande en forte hausse ont boudée ?