Ouyahia; Sidi Said et Haddad, la chute imminente

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L’application de l’article 102 de la Constitution devrait inéluctablement sonner le glas pour Ahmed Ouyahia, Ali Haddad et Abdelmadjid Sidi Said, tous les trois décriés même au sein de leurs organisations et dont les noms ont été scandés par les manifestants et les facebookers comme les commanditaires de cette OPA sur les richesses du pays. Sur ce registre, il faut bien rappeler, que les Ouyahia, Sidi Said et Haddad, sont à l’origine du départ de l’ancien premier ministre Abdelmadjid Tebboune, oppposé à ce fameux Partenariat Public- Privé PPP, que beaucoup qualifiaient de prédation des richesses du peuple.A l’heure, où le départ du président Bouteflika, via la démission ou la déclaration de vacance de pouvoir, pour des raisons de santé, n’est qu’une question de jours ou de semaines, on se demande pourquoi, les trois défenseurs du PPP et du cinquième mandat, s’accrochent à leurs fauteuils même s’ils ont salué la proposition du Chef d’état-major Ahmed Gaid Salah, favorable à l’application de l’article 102 de la Constitution.Leur départ, fermera la porte à certains politicards qui focalisent sur la corruption durant les 20 de règne de Bouteflika, en tentant bien que mal de ne pas parler des lords de la décennie noire, qui ont pillé les richesses du pays en toute quiétude, sans parler des fraudes électorales de 1995 et 99 qu’on a tendance à oublier, sachant que ceux qui détenaient les rênes du pouvoir étaient à l’origine de l’ascension d’Ahmed Ouyahia et de Sidi Said. Ahmed Ouyahia a été le mieux indiqué des décideurs pour la mise à mort du secteur public et le rééchelonnement de la dette auprès des organisations de Bretton Woods, et de l’incarcération de dizaines de compétences au nom de l’opération » mains propres »