Pour les américains : Le Président Bouteflika briguera un nouveau mandat

421

Même si le président Bouteflika ne s’est pas encore prononcé s’il se présentera pour un nouveau mandat, une étude américaine de l’Institut de la politique du Proche-Orient installé à Washington, révèle qu’il fera connaître sa candidature, le mois de février prochain, se pliant aux appels de partis et associations qui le soutiennent. D’autres sources affirment dans le même sens que le Président Bouteflika annoncera sa candidature pour un cinquième mandat à l’occasion de l’inauguration de la Grande Mosquée d’Alger, prévue dans quelques jours, et coïncidera avec la convocation du corps électoral dans les délais de 90 jours, avant l’expiration du 4ème mandat le 18 avril 2019.
L’annonce d’une nouvelle candidature pour le Président Bouteflika, mettra un terme aux propositions du président du MSP, AbderrazekMakri, qui ne cessait de plaider pour un report des présidentielles, dans un objectif inavoué de donner l’image d’un pays instable politiquement, ou ceux qui défendaient un période de transition pour revenir à la période du début des années 90, marquée par l’insécurité et le démantèlement du tissu économique du pays, sans parler des séquelles sociales et humaines.

Une nouvelle candidature du président Bouteflika a été officieusement annoncée, par le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd à partir d’Oran, il y a quelques jours à l’occasion d’un conclave de la Centrale syndicale, joint mardi dernier par l’un des membres de l’Alliance présidentielle et président du parti TAJ, Amar Ghoul, qui se dit prêt à soutenir le président Bouteflika pour un cinquième mandat, après qu’il s’est donné l’impression de soutenir son ancien compagnon, Makri, défenseur du report.
Pour les américains, le prochain président devra se confronter à deux défis majeurs, à savoir la crise économique liée à la chute des revenus des hydrocarbures et l’absence de visibilité et de politique en faveur de la diversification de l’économie algérienne, aux potentialités prometteuses et importantes, mais malheureusement otages de lobbys et de politiques déficientes, et la menace sécuritaire représentée par les migrants et les infiltrations de membres de groupes terroristes en provenance du Mali, Niger et Libye.
Et là, des spéculations, font état du retour sur scène de la nomination d’un ou deux vice-présidents, dans un éventuel amendement de la constitution.
Sur ce registre, plusieurs noms circulent, à commencer par le nom du Général des corps d’armée et Chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, fidèle au Président Bouteflika et qui réussira ces dernières années, à donner une image séduisante à l’ANP, en matière de professionnalisation sur les plans scientifique et industriel, devenue une armée modèle dans la lutte contre le terrorisme, et la criminalité transfrontalière, ainsi que le nom de l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil qui plaide depuis plusieurs mois pour le changement du modèle économique du pays, en présentant une feuille de route pour la diversification de l’économie algérienne et qui semble déranger ceux inféodés à la mainmise de la France sur l’Algérie .