Pourquoi refuse-t-on le dialogue ?

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Nelson Mandela a dialogué et négocié avec ses bourreaux de l’Apartheid, dont le président Frédérik De Klerck, le GPRA a dialogué et négocié avec le gouvernement de Charles De Gaulle pour signer les accords d’Evian et recouvrit l’indépendance. Aujourd’hui, des partis politiques algériens, qui ont durant tout le temps siégé dans les différentes institutions de l’Etat, participé à toutes les joutes électorales et ayant fait partie de ce système décrié, refusent de dialoguer pour aller vers une nouvelle étape, permettant à l’Algérie de passer à une nouvelle ère plus rayonnante et prometteuse.
Pourquoi ? Il ne s’agit nullement de convictions politiques ou partisanes, mais d’inféodation à la bande et l’Etat profond qui voit son pouvoir illicite s’effriter devant la revendication populaire et l’engagement de l’ANP à côté de son peuple.
Les partis politiques, nés au lendemain de l’instauration du multipartisme, vivent encore sous « les ordres et le syndrome » de leurs créateurs à savoir le parrain de l’Etat profond, ou bien Rab Dzair, pour en être plus précis. Cette approche est confortée par cette alliance contre-nature entre des partis islamistes et ceux défendant la laïcité, comme c’est le cas de cette photo regroupant Djaballah à Bouraoui. Pour en être plus précis, ces partis politiques de l’allégeance ou de l’opposition de façade, craignent l’émergence de nouvelles forces politiques versées vers l’avenir et le développement technologique, loin des idéologies dépassées et rétrogrades. Aujourd’hui, l’Algérie n’a plus besoin de divisions ou de déchirements, mais des forces nationalistes versées dans la sauvegarde de l’indépendance du pays, et le développement durable de son peuple. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’entêtement et la surenchère politicienne , mais
aux compromis et propositions consensuelles pour sortir de l’impasse politique qui menace la pérennité de l’Etat algérien.