Présidentielle 2019 : Ali Benflis, serait-t-il le candidat de la France ?

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Comme disait l’adage ; il n’y a pas de feu sans fumée ; la France aurait opté pour Ali Benflis ; candidat malheureux des présidentielles de 2004 et 2014 ; ancien chef du gouvernement et président du parti Talai El Hurriyet ; à l’occasion de la tenue de la présidentielle prévue l’année prochaine. C’est ce qui ressort comme impression du livre « Ali Benflis,destin algérien »de l’auteur français Sébastien Boussois ; édité chez la maison d’édition française Riveneuve. Pour l’auteur ; qui présente Ali Benflis comme « l’authentique opposant » au président Bouteflika ; dont la majorité l’appelle à se présenter pour un nouveau mandat ; en vue de parachever ses réformes initiées depuis deux décennies ; l’ancien chef du gouvernement du premier mandat de l’actuel président est l’homme de la transition. Sébastien Boussois, presque inconnu du monde de la littérature politique ; qui n’a pas lésiné sur les mots pour qualifier l’Algérie de tous les maux durant le règne du président Bouteflika ; présente le parti de Talai El Hurriyet comme le plus grand parti d’opposition du pays, un parti qui n’a réussi de récolter que les candidats de 41 communes sur les 1541 que compte l’Algérie ; lors des dernières élections tenues l’année dernière. L’auteur du livre qui qualifie l’Algérie d’un pays vivant dans un « coma politique » est un personnage lui-même otage d’un coma, du virtuel ; de méconnaissance de la réalité algérienne et du diktat des cercles néocolonialistes et hostiles à l’Algérie.
Sébastien Boussois qui parle de crise économique en Algérie ; liée à la chute des revenus pétroliers oublie ; que chaque enfant qui naît en France est endetté de 30000 euros ; si on comptabilise la dette de la France estimée à plus de 2000 milliards d’euros. Pour ce qui est d’Ali Benflis, il est clair que l’homme qui dépasse les 70 ans ; n’a aucune assise populaire pour inverser la tendance vis-à-vis du président Bouteflika ; et que le fait de compter sur l’ancien colonisateur ou les monarchies du Golfe ; ne servira aucunement à se faire élire par les algériens