Quand Kamel Daoud s’attaque à la portée de la Révolution du Premier Novembre

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Le ministre algérien de la Culture et les organisateurs du Salon International du Livre d’Alger SILA sont interpellés au sujet de l’invitation adressée à l’auteur Kamel Daoud, devenu porte-parole des officines « algérophobes » établies en France. Le dernier article publié par Kamel Daoud sur les colonnes de New York Times intitulé« Ma guerre avec la guerre d’Algérie » s’inscrit dans ce plan de dénigrement de la glorieuse révolution du premier novembre. L’auteur qui fructifie l’amalgame entre la portée de la révolution du premier novembre et les dépassements perpétrés par certains responsables postindépendance, ne justifie nullement cette tendance à banaliser ou dénigrer le combat d’un peuple pour sortir du joug du colonialisme barbare. L’approche de Kamel Daoud est identique à celle du président français Emmanuel qui qualifia l’assassinat des algériens et le 17 octobre 1961, de manifestation violemment réprimée.« On me faisait sentir coupable de n’être pas né plus tôt pour pouvoir faire la guerre. Endetté vis-à-vis de ceux qui s’étaient battus contre la France, j’étais sommé de vénérer mes aînés. Je fais donc partie de cette génération pour qui la mémoire de la guerre d’Algérie — et selon les manuels scolaires, son million et demi de martyrs algériens — est marquée par la méfiance. Nous avons grandi convaincus qu’il s’agissait désormais d’une rente et non plus d’une épopée » indique l’invité du SILA. Notre KD encensa le locataire du palais de l’Elysée, suite à sa décision de reconnaître que Maurice Audin était victime de la torture de l’armée coloniale.
Pour les algériens, il était judicieux de reconnaître la torture de la France coloniale à travers le héros et martyr Larbi Ben M’hidi, même si le combat de Maurice Audin demeure gravé dans le cœur et la mémoire du peuple algérien. Pire encore, il prétend Que la reconnaissance de Macron pourrait même desservir son combat pour les libertés. Les libertés dictées par les officines parisiennes qui interdisent la parole à Dieudonné, Mélenchon, Jacob Cohen et consorts . L’auteur KD, fait aussi l’amalgame entre le fanatisme religieux et l’Islam authentique, à travers l’identification de l’Islam à la perversité sexuelle. « L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. (…) Le sexe est la plus grande misère du “monde d’Allah” », écrivait Kamel Daoud dans Le Monde du 5 février 2016, au lendemain des agressions sexuelles qui s’étaient déroulées à Cologne, le soir de la Saint-Sylvestre, impliquant de jeunes migrants. Des agressions jamais prouvées et qui ne sont que des prétextes avancés par les services allemands pour faire barrage au plan de la chancelière allemande Angela Merkel d’accueillir un million de réfugiés. D’ailleurs, son objectif est de plaire au lobby néocolonialiste à l’instar de BoualemSansal, sachant pertinemment que la France ne reconnaîtra jamais ses crimes en Algérie, et que le peuple algérien demeure une quantité négligeable pour ce lobby.Et là, il convient de souligner , que Paris n’a été ni la capitale ni la Mecque des révolutionnaires à l’inverse d’Alger. Dont acte .
M.Mehdi