Retour des harkis et pieds noirs : les moudjahidine disent non

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L’Organisation Nationale des Moudjahidine ONM a apposé une fin de non-recevoir à ceux qui qui font de la promotion du retour des harkis et pieds noirs en Algérie. L’ONM via l’APS menace même de sortir les dossiers de restitution des prétendus biens des anciens colonisateurs, pour répondre aux pressions de certains cercles sur l’Etat algérien pour accepter le retour des anciens ennemis de la nation algérienne. Pour l’ONM, les biens dont parlent les harkis et les pieds noirs ont été spoliés aux algériens par la force et en vertu de lois iniques», fera savoir l’ONM. L’Etat algérien a veillé à traiter ce dossier à travers la mise en place d’un système juridique qui a consacré le droit du peuple algérien à la restitution de ses biens spoliés, conformément à la légalité internationale qui «n’approuve pas la spoliation comme outil de confirmation du droit de propriété, aussi bien pour les individus que pour les Etats». «Le dossier des harkis a été clos définitivement pour l’Etat algérien et, par conséquent, il ne fera en aucun cas l’objet de chantage. C’est une question qui concerne la France seule et n’a aucune relation avec notre Etat», lit-t-on dans le communiqué.
L’ONM a rappelé «la position de l’Etat français vis-à-vis des Français qui ont choisi au lendemain de l’occupation de leur pays par les nazis, de coopérer avec l’occupant. Bien que plus de 70 ans sont passés, ils continuent à faire l’objet de poursuite et de sanctions outre leur privation de leurs droits civils». Tout en dénonçant les pressions des cercles néocolonialistes, l’ONM demeure convaincue que l’Algérie sous le règne du moudjahed et président Bouteflika et qui a consenti un million et demi de martyrs pour sortir du joug du colonialisme, ne se laissera jamais intimidé par les promoteurs du Paradis perdu.
Pour illustrer les nouveaux rebondissements dans cette guerre menée contre l’Algérie et son peuple par ces cercles, AlgérieTouteHeure s’est penchée sur le cas de ces harkis, originaires de Tiaret et qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour expulser des familles oranaises de leur immeuble situé au 7, rue Grine Belkacem sis au quartier d’Eckmühl à Oran. Ces mêmes harkis ont eu même le culot de poursuivre en justice le ministère algérien des moudjahidine ; la Direction Générale des Biens de l’Etat et la wilaya d’Oran au niveau du tribunal administratif, sachant que les enquêtes menées au sujet de ces harkis par le ministère des moudjahidine au niveau des wilayas de Tiaret et Oran, ont confirmé leur trahison de la cause algérienne et leur participation à côté de l’ennemi colonialiste